Aujourd’hui, j’ai envie de passer un coup de gueule sociétal et climatique. Oui, rien que ça. Parce que j’en ai marre de cette fanfare actuelle. Attention, je suis un peu en colère aujourd’hui, j’ai pas sorti mon filtre bisounours.

Hypocrisie quand tu nous tiens

J’aime pas faire de la politique, parce que très sincèrement je n’y connais rien et plus j’avance et plus je me rends compte que la politique n’a rien à voir avec le fait de prendre des décisions pour le bien commun, mais plutôt un jeu de pouvoirs et d’egos où le kiffe provient de gagner des voies, des débats et des votes plus qu’autre chose. Allez, c’est mon côté cynique qui parle, sans filtres pour une fois.

Ce qui m’agace profondément en ce moment c’est cette hypocrisie internationale sur le fait que nos gouvernements veulent protéger notre santé face à ce maudit virus. J’ai envie de dire « à la bonne heure ! ».
Alors dans ce cas, je vous remercierais de ne pas faire passer des lois ou de revenir sur des décisions pour autoriser l’utilisation de pesticides dans l’agriculture ou l’usage de perturbateurs endocriniens, et je vous remercierais également d’attaquer les multinationales qui se font des milliards en nous pourrissant cette précieuse santé. Ou je devrais plutôt dire, en pourrissant notre précieux système immunitaire. Parce que le problème n’est pas tant le virus, c’est la fragilité immunitaire qui le rend fatal.

Et puisqu’on parle de virus, dois-je rappeler que nous avons des virus préhistoriques emmagasinés dans le permafrost (sol gelé en permanence depuis des milliers d’années), qui vont s’échapper dès lors qu’on aura dépassé les 2°C de réchauffement climatique ? On fera quoi alors ?

Moi je veux bien qu’on veuille nous protéger contre un virus, mais qu’on n’oublie pas qu’on est en même temps en train de laisser agir un virus beaucoup plus dangereux, sournois et mortifère, en toute impunité. Et ça, ça me révolte, ça ne passe plus.

Inaction climatique

Puisqu’on en vient à perquisitionner les membres du gouvernement pour le manque de gestion de la crise, moi j’aimerais qu’on les perquisitionne pour inaction climatique, tant qu’il est encore temps de faire quelque chose. Parce qu’après, ça nous fera de belles jambes de les condamner si on est déjà tou.te.s en train de crever. D’ailleurs, ça fait plus d’un an que l’État est attaqué en justice par une coalition d’ONG pour le manquement à ses propres engagements en matière de climat. Mais ça, ça ne fait pas la une des journaux. On s’en occupera quand il sera trop tard, en disant « bah fallait faire quelque chose ».

Ça fait juste plus de 40 ans que les scientifiques alertent, et ça fait des années que les individus se bougent, et maintenant ce sont des jeunes ados et enfants qui prennent la parole. Je sais pas vous, mais moi à 15 ans je n’avais pas la maturité de penser à la planète.

C’est pas dans 10 ans, quand on sera en plein effondrement et qu’on perdra tous nos emplois et que ça nous touchera personnellement qu’il faudra attaquer L’État ou dire qu’on savait pas. Ou rejeter la faute à l’autre.

Quel monde on veut garder ?

Parce qu’il y a une réalité qu’on a du mal à avaler : celle qu’on doit changer nos façons de faire et qu’on va devoir rogner sur un certain confort. Oui, c’est moche. Et en fait non ! C’est même pas moche et ça n’a pas besoin d’être moche ! Ça n’a pas besoin d’être fait dans le manque, la restriction et la douleur, si on est accompagné.e.s correctement et guidé.e.s vers une meilleure manière de fonctionner, et qu’on voit ce qu’on a a y gagner.
Ce qui est moche, c’est qu’aujourd’hui on est en train de tout péter, de vider les océans, de tout raser, d’exploiter les gens, de tuer les animaux, la biodiversité, les écosystèmes, de polluer, de s’entretuer. C’est ça, le monde qu’on veut si précieusement conserver ? Vous êtes sûr.e.s ?

Et puis très sincèrement, je n’ai pas très envie que l’effondrement soit géré comme on gère cette crise sanitaire, en renfermant les gens sur eux-mêmes et en créant l’angoisse, la peur et la psychose générale. Parce que ce sera comme ça si on continue. On va en avoir d’autres des crises. L’effondrement il est déjà là.

Bien sûr qu’il n’est pas simple de changer un système. Mais sérieusement, si du jour au lendemain on a été capable de fermer les pays, d’arrêter des industries complètes, si aujourd’hui on est encore capable d’investir 20 millions d’euros pour les toilettes d’une navette spatiale (si si c’est vrai !) ou d’envoyer des produits dans l’espace pour de la pub, je pense qu’on est capable de construire un nouveau système.

Donc voilà, c’est mon coup de gueule. J’aimerais bien qu’on se réveille vraiment, parce que c’est maintenant qu’il faut agir et faire des choix. Prenez conscience de l’envergure de ce qu’implique le changement climatique.

Sur ce, bon week-end et promis, j’enverrais des ondes plus positives prochainement 😉

Et toi, que penses-tu de tout ça ?

Pin-inaction-climatique

À propos de l’autrice

A 24 ans, j'ai plaqué mon CDI pour partir voyager. Un voyage qui m'a emmené plus loin que ce que je pensais : il m'a ouvert des portes pour suivre mes rêves, m'engager à adopter un mode de vie minimaliste et plus éthique, et élever ma conscience.
Depuis 6 ans je partage mon cheminement et mes changements d'habitudes de vie avec vous, en espérant planter des graines !

5 commentaires

  1. J’adhère! Je te supporte à 100%!! Bravo à toi
    Je suis plutôt pessimiste, je vois un futur à la 1984 ou Handmaids tale, mais c’est pas pour ça qu’il faut pas faire tout ce qu’on peut pour aller dans le bon sens! Si d’aventure ça pouvait marcher 😀

  2. Et oui triste constat…
    Plus le temps passe, plus on se rend compte que l’on vit en autruche, qu’on ne veut pas voir ce qui arrive pour pouvoir profiter de ce que l’on a maintenant à tout prix. Les politiciens ont tord, mais ils y ont un intérêt $$$, ce que je ne comprend pas ce sont les gens qui majoritairement s’en moque…
    A suivre (j’espère)…

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