Vivre le confinement – Témoignage d’une lectrice

Vivre le confinement – Témoignage d’une lectrice

Voilà un type d’article que je n’ai jamais publié ici. Un mail reçu d’une de mes lectrices. Parce que vos retours me sont précieux et que savoir que des gens me lisent et apprécient mon travail me réchauffe le cœur, surtout par les temps qui courent. Lorsque j’ai lu cet e-mail (la lectrice restera anonyme), ça m’a mis en joie. Le meilleur remède contre l’angoisse. Alors merci, merci pour vos lectures, vos commentaires, vos encouragements, et même vos critiques.

Témoignage d’une lectrice suite à mon article sur le Coronavirus

Voir l’article en question.

“Je viens de découvrir votre blog et je passe en ce moment pas mal de temps à lire vos articles très intéressants, qui remettent beaucoup de choses en perspective.
J’ai 31 ans et je sors doucement d’une période d’éco-anxiété dépressive et lire vos articles optimistes m’aident à réfléchir dans le bon sens.

Je souhaite répondre à vos questions, si vous me le permettez, pour vous, pour moi :

Où êtes-vous ?

Je suis en Alsace, point chaud de l’épidémie. Mon mari et moi sommes confinés dans notre appartement à l’ouest de Strasbourg. Nous venons d’emménager, nous avons donc peu de meubles : un bureau et un lit ; nous avons installé un canapé de fortune (des matelas d’appoint repliés) dans le salon pour profiter du soleil à travers les baies vitrées.

Que faites-vous ?

Mon mari et moi sommes professeurs, nous suivons donc (tant bien que mal) nos élèves à distance… mais quoi que disent les collègues, nous avons aussi beaucoup de temps pour nous.

J’ai décidé de prendre ce confinement comme une chance : une chance de ralentir, de cuisiner sain matin-midi-soir tous les jours (nous sommes déjà bien avancé dans ce domaine, mais la vie sociale empêche de faire cela sur une longue durée), de faire le point sur ma vie, sur mes envies, de faire du yoga chaque matin (plusieurs cycles de salutation au soleil), de travailler l’auto-hypnose quotidiennement, de faire de la musique tous les jours (chose que je n’ai jamais eu le temps de faire)… et puis je profite de ce temps pour me poser et élaborer tranquillement des activités pédagogiques pour la suite… en fait, je profite de ce temps pour ne pas me mettre la pression et cela fait écho en moi avec votre article “sortir du tunnel” où vous dites que vous vous êtes laissé le temps d’avoir envie de faire les choses : c’est ce que je fais !

Je compte aussi prendre des notes sur ce que je vis, et sur les habitudes que je vais prendre en fonction de mes envies pour qu’à la fin de cette période je ne retrouve pas “mes habitudes d’avant” mais “une vie dans laquelle j’aurai ajusté les habitudes que j’aurai laissées mûrir”.

Comment voyez-vous la situation ?

Je me dis que si on le voulait, on pourrait être super efficace pour l’écologie : quand on voit ce qu’on est capable de faire à l’échelle internationale quand c’est vital tout de suite… mais le problème avec l’écologie c’est que les gens ne se sentent pas assez en danger immédiat alors pourquoi changer de mode de vie ?
J’espère que cette situation va faire réfléchir les gens sur le sens de l’essentiel et des priorités.

Personnellement, j’ai pris l’habitude d’acheter local, bio et non transformé et j’ai le sentiment que la nature ne va pas tout arrêter et donc je n’ai pas peur de la pénurie des produits de première nécessité (parce que mes produits de toute première nécessité sont les fruits et légumes du producteur voisin et qu’au printemps, jeûner n’est pas mauvais pour notre santé, bien au contraire !…).

Quant à l’économie, je ne mesure pas du tout ce qui nous attend… je me dis que ce sera un nouveau départ, aussi violent qu’il puisse être…
En fait, j’espère que cette crise va changer des choses dans le monde… en espérant que les changements seront positifs…

Merci de m’avoir lue même si je n’écris pas aussi bien que vous !
Et merci pour votre blog inspirant !!”

Comment faire du confinement une opportunité ?

Le retour de cette lectrice m’a réchauffé le cœur pas seulement parce qu’elle apprécie mon travail. C’est aussi un message qui m’inspire, par ses réflexions et la résilience dans la situation. Oui c’est un moment historique et que je qualifierais même de surréaliste. Cela va bousculer beaucoup de choses et il y a une vague d’angoisse, de sentiment d’impuissance, de besoin d’anticiper. De nature assez sensible, je me prends des ondes de cette vague de plein fouet et c’est dur de rester sur ma planche. Alors lire ce genre de choses, ça m’aide.

Parce que face à l’incertitude et cet état de panique, on doit continuer de vivre et de faire ce qu’on peut pour être au mieux. Voici quelques questions que je me pose pour m’entraîner à mieux surfer :

  • De quoi suis-je reconnaissante dans ce moment ? La gratitude et l’appréciation sont de bons remèdes pour relativiser, et sont plus utiles que la culpabilité de se sentir privilégié.e.
    (pour moi : être en bonne santé, ne pas avoir de proches malades, de ne pas être seule dans ce moment et d’être à la campagne avec de l’espace pour respirer).
  • Quels sont mes challenges dans cette phase ?  Qu’est ce qui me préoccupe ?
    (pour moi : gérer l’angoisse, le sentiment de “à quoi bon”, la peur de l’après, ne pas pouvoir toucher les gens et me déplacer à ma guise, gérer l’ennui et la solitude)
  • Qu’est ce que ce moment rend possible ? Comment utiliser cette phase à bon escient pour continuer d’avancer et ne pas rester paralysé.e ?
    (pour moi : passer du temps en famille, écrire, connecter avec les gens d’autres manières, lire, me remettre à la musique, faire de l’administratif et du tri, remettre mes priorités en perspective).
  • Qu’est-ce que je peux faire pour contribuer ? Cela peut-être envers les personnes malades, envers l’économie, envers ses proches ou une communauté. Je vois de nombreuses personnes qui offrent des cours et coaching gratuits, qui rassemblent des gens virtuellement, qui donnent des choses, et cet élan de solidarité m’inspire. Même une mini contribution est importante et nourrit cette énergie.
    (pour moi : appeler mes proches, me réunir avec des collègues en visio pour se donner des cours de Yoga, écrire sur mon blog et proposer des pistes de réflexion et de soutien, méditer et envoyer des ondes positives…).

Et pour terminer je salue les personnes qui sont au front, qui continuent de travailler, de maintenir les biens essentiels en circulation, malgré les conditions difficiles.

***

Et toi, que fais-tu pendant le confinement et arrives-tu à prendre de la distance avec l’angoisse ?

Pinterest-confinement

Planet Addict

A 24 ans, j'ai plaqué mon CDI pour partir voyager. Un voyage qui m'a emmené plus loin que ce que je pensais : il m'a ouvert des portes pour suivre mes rêves, m'engager à adopter un mode de vie minimaliste et plus éthique, et élever ma conscience. Depuis 6 ans je partage mon cheminement et mes changements d'habitudes de vie avec vous, en espérant planter des graines !

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