Voilààà, enfin je reviens sur cette thématique que j’ai laissée en berne quelques temps : la sobriété numérique ! Responsable de 4% des émissions de gaz à effets de serre, l’impact du numérique implique de mettre en place quelques bonnes pratiques !

Derrière le numérique, il y a…

Des usages

On utilise ordinateurs, téléphones, tablettes, consoles et autres gadgets connectés pour plein de choses : communiquer, partager, se divertir, travailler, jouer etc.

Internet n’existe pas depuis si longtemps, et pourtant le numérique est en grande majorité utilisé pour s’y connecter.

Et ce qui pèse le plus dans la balance, c’est la vidéo ! 80% d’Internet est utilisé pour la vidéo en ligne, les visioconférences, la télévision en ligne, la pornographie.

Le reste concerne les jeux en ligne, les recherches etc.

Des équipements et des ressources

Parmi ces équipements, les data centers (les serveurs qui permettent de stocker et traiter les données) et les infrastructures réseau, qui sont les équipements pour se connecter (câbles terrestres ou sous-marins, satellites, box Internet, antennes…). Et bien sûr, tout le matériel qu’on utilise. La production de matériel numérique utilise énormément de ressources en eau, en minéraux et en énergies fossiles. Pour un ordinateur de 2kg, il faut 800kg de ressources et des milliers de litres d’eau !

Et donc encore derrière tout ça, il y a la consommation d’électricité (sachant que 2/3 de l’électricité mondiale est produite grâce aux énergies fossiles), l’extraction de minéraux dans la croûte terrestre, l’installation d’infrastructures sur terre et dans les océans et tout et tout.

Étant donné qu’on a l’air de se diriger vers encore plus de numérique dans les années à venir, il va y avoir un problème : l’utilisation de ressources finies ne pourra pas être indéfinie !

De l’obsolescence

Il y a plusieurs types d’obsolescences :

  • Programmée : elle concerne les stratégies délibérées des fabricants pour réduire la durée de vie des produits pour nous inciter à consommer plus. Elle est interdite en France depuis 2015.
  • Technique : elle désigne la fragilité d’un produit ou l’indisponibilité de pièces détachées, ainsi que le matériel de basse qualité, peu cher et qui va vite se casser, ou ne plus fonctionner.
  • Logicielle : c’est lorsque le produit ne peut plus être mis à jour et oblige d’acheter une version plus récente.
  • Psychologique : elle est liée à l’effet de mode. En proposant de nouveaux modèles très régulièrement, cela pousse à consommer davantage et crée de nouveaux besoins.

Pour en savoir sur l’obsolescence, l’association HOP.

Des déchets

Que deviennent tous les équipements inutilisés, cassés, hors d’usage ou obsolètes ? Beaucoup sont stockés inutilement, d’autres jetés et certains recyclés. Il faut savoir que seulement 20% des équipements sont collectés pour être recyclés (données mondiales), sachant qu’il faut ensuite trier les composants, que tout ne sera pas recyclable et que ce qui est recyclé ne peut l’être indéfiniment.

Aussi, il existe tout un circuit illégal de traitement des déchets électroniques qui laisse à désirer éthiquement parlant.

Et tout ça, c’est sans parler de la pollution mentale liée au numérique.


La sobriété numérique, qu’est ce que c’est ?

La sobriété numérique est un terme de Green It qui désigne ce qui consiste à réviser nos usages et concevoir des services numériques de manière plus modérée.

On a vu que l’usage le plus fréquent est la vidéo, donc ce n’est pas aller chercher bien loin que de dire de réduire un peu notre consommation de vidéos !

Au-delà de la sobriété, il y a aussi tout un tas de pratiques qu’on peut mettre en place, au niveau individuel, professionnel ou collectif. Je ne pourrai pas tout énumérer dans un article, et ces pratiques vont avoir un impact différent en fonction de notre usage initial. Mais en voici quelques-unes :

pratiques-low-tech

 

La sobriété numérique et moi

Voici une idée de ce que je mets en place et ce sur quoi j’aimerais progresser un peu :

Au niveau personnel

Vidéo

Je ne pense pas faire partie des personnes qui regardent le plus de vidéos en streaming, mais ça m’arrive régulièrement et je n’ai pas encore le réflexe de réduire la qualité mais c’est le but !

Matériel

J’ai un téléphone, un ordinateur et un appareil photo reflex; j’ai revendu une tablette et une liseuse pour réduire mes équipements, et j’ai dit Adieu à la télé (à troquer contre un retro-projecteur prochainement !).

J’ai le même ordinateur depuis 10 ans et je l’ai mis en réparation une fois. C’est un mac, il dure bien même si je l’ai récemment fait tomber et que l’écran s’est cassé. Encore 2 ans j’espère !
Côté téléphone, j’ai toujours eu des smartphones d’occasion, et je continue. Je vais acquérir mon 3e, après avoir cassé le premier et que le 2ème m’aie lâché. Je ne sais pas s’il tiendra 6 ans, ça m’a l’air compliqué !

Autres pratiques

Je ne pense pas toujours à débrancher ma box ou mes câbles, mais je fais au mieux. Et enfin, j’utilise Lilo pour mes recherches et reverse mes « gouttes » à des associations.

Au niveau professionnel

J’utilise les mêmes équipements que pour le perso en ce moment, vu que je suis à mon compte.

Site Internet

Pour mes 2 sites, j’ai un hébergeur français (Yulpa) et j’utilise Cloudflare (plateforme de serveurs). J’ai également fait passer mon blog en revue pour optimiser son chargement (et par conséquent réduire son impact), et je peux pas trop faire plus pour l’instant. Malgré ces efforts, mon site n’est pas encore Green !
(Pour plus d’infos sur Cloudflare, allez voir du côté de mes ami.e.s Novo Média)

Mails

Pour ma nouvelle activité, j’ai opté pour Ecomail pour ma boîte mail. J’aimerai l’étendre à mes 2 autres boîtes mail mais j’ai du mal à me passer de l’ergonomie de Gmail je vous avoue.

Connectivité

Je suis tout de même très connectée, et je progresse peu à peu avec des moments sans connexion. Je trouve ça de plus en plus difficile, surtout en temps de confinement, de rester 24h sans AUCUNE connexion.
Cela m’affole un peu de voir à quelle vitesse je me suis adaptée à une vie où dès que je recherche quelque chose, mon premier réflexe est Internet.

Bref, tout ça pour dire qu’il y a de quoi faire !

Pour les personnes intéressées par ce sujet, j’anime des Fresques Numériques, un jeu de cartes ludique pour comprendre ces enjeux en intelligence collective. Après ça, tout deviendra plus clair !

Aussi, il y a un chapitre-défi dans mon e-book « J’adopte de nouvelles habitudes eco-friendly »

Banniere-ebook

Et enfin, voici quelques ressources complémentaires :
Données : Shift Project, Green.It, Ademe.
Le site GreenIt.fr
Construire un site low tech
Vive l’Internet low tech
La Fresque du Numérique

Mes conseils en vidéo :

***
Et toi, que te sentirais-tu de mettre en place ?

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À propos de l’autrice

A 24 ans, j'ai plaqué mon CDI pour partir voyager. Un voyage qui m'a emmené plus loin que ce que je pensais : il m'a ouvert des portes pour suivre mes rêves, m'engager à adopter un mode de vie minimaliste et plus éthique, et élever ma conscience.
Depuis 6 ans je partage mon cheminement et mes changements d'habitudes de vie avec vous, en espérant planter des graines !

6 commentaires

  1. Merci pour cet article et ce travail de recherche.
    Pas simple de se passer du numérique, notamment des services de google bien pensés.
    Mais on avance à petits pas. Pour ma part, je me suis mis à Lilo depuis un an maintenant mais j’utilise google lorsque certaines recherches ne donnent pas les résultats escomptés.
    Les achats d’occasion restent sans doute la meilleure solution, même si le neuf use d’arguments « basse consommation » pour nous faire craquer.

    1. Oui c’est clair ! Après le « basse consommation » c’est plus pour l’électroménager et là je parle plutôt du numérique. Mais avec électroménager connecté maintenant, que dire… ?
      Je pense qu’il y a déjà beaucoup de tri à faire pour prendre ce dont on a besoin. C’est juste de dingue de voir que face à l’urgence climatique, on continue de nous en créer de nouveaux…

  2. Le point positif, c’est qu’on semble résister (un peu) mieux aux sirènes de la consommation.
    A nous de trouver du plaisir ailleurs que dans des achats superflus, c’est notre philosophie de vie qu’il faudrait arriver à faire évoluer, repenser notre recherche du bonheur. Mais bon, j’admets que c’est facile à dire…

  3. Ca c’est un de mes grands problèmes! Aujourd’hui, être moins connecté.e, c’est prendre le risque de passer à côté de quelque chose, ne pas être « dans le groupe whatsapp », ne pas avoir vu la photo de machin sur facebook, ne pas pouvoir acheter une place de concert parce que ça ne pouvait se faire que sur une appli et que je n’ai pas de smartphone (vécu!)…
    J’essaie de faire de la résistance mais je me retrouve à utiliser le compte fb de ma mère pour avoir accès aux évènements, et le gps sur le téléphone de mon copain est parfois bien pratique…
    Mais je ne regrette tout de même pas d’être repassée sur un petit téléphone : je n’ai que les sms et les appels dessus, et au moins pas de tentations pour autre chose! Du coup par la force des choses, ça ne me manque pas!
    J’ai même une connaissance (qui a la quarantaine, je précise ^^) qui n’a qu’un téléphone fixe. Comme elle n’a jamais eu de portable, ça ne lui manque pas. La clef, c’est peut être de ne pas acquérir de nouveautés dont on aura du mal à se passer plus tard…

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