Vivre sa féminité au naturel

J’aime beaucoup sortir des sentiers battus et explorer ce qui se passe au delà des codes dictés par notre société. Depuis quelques temps, je m’intéresse beaucoup à l’énergie féminine et j’avais envie de partager mes découvertes et expériences sur le sujet. Si cet article est essentiellement tourné vers les femmes, les hommes sont les bienvenus car dans mon esprit il n’est pas question d’opposer les deux sexes mais d’offrir des réflexions afin de plus se comprendre.

 

Quelques mots sur le féminin sacré

Ce n’est pas toujours facile de s’assumer en tant que femme dans notre société car nous vivons souvent à travers le regard des aures, encore largement dominé par une vision masculine. L’énergie féminine est trop souvent associée à l’attirance sexuelle, ce qui est à la fois perçu comme un atout de réussite et quelque chose de honteux ou de vulgaire. La femme est valorisée à travers son caractère désirable, et en même temps culpabilisée pour sa féminité.

Sans nous en rendre compte, ce sont des schémas que l’on intègre depuis l’enfance, autant les femmes que les hommes, et que nous perpétuons en acceptant de se laisser vivre dans la comparaison, la jalousie, la peur du rejet, la soumission, l’apparence et un vocabulaire grossier. Nous en venons à refouler une partie de nous-mêmes, pourtant tellement belle, et nous trouvons tout à fait normal le fait de nous rabaisser et de ne pas avoir confiance en nous.

 

Le féminin sacré, c’est se reconnecter à son essence féminine, et prendre toute la dimension de sa valeur pour s’honorer en tant que femme. C’est quelque chose que j’ai commencé à expérimenter au Mexique, en vivant auprès de femmes, et dont je vous avais déjà touché quelques mots il y a quelques mois.

Je vous avais parlé de l’importance de s’aimer soi-même, sans chercher l’approbation des autres car notre valeur n’est pas simplifiée à notre capacité à plaire ou non. Il est essentiel de s’accepter et se respecter. Son corps, ses imperfections, sa sensibilité, ses goûts, son caractère, ses qualités physiques, ses valeurs. Ce n’est pas chose facile et c’est parfois un travail de tous les jours car il est facile de retomber dans l’auto-jugement tant c’est ancré en nous. Personnellement, c’est quelque chose sur quoi je reviens constamment.

De la même façon, pour briser les schémas il est tout aussi important de ne pas voir les autres femmes comme étant inférieures ou supérieures à nous, ni comme des rivales. L’égo nous joue parfois des tours car il n’aime pas être rejeté. Mais si nous nous acceptons pleinement, nous pouvons éviter de tomber dans la jalousie et concevoir que nous ne plairons peut-être pas. C’est en étant en accord avec soi-même que l’on attire les bonnes personnes. Autrement, nous nous voyons refouler certains besoins pour le plaisir de l’autre, qui d’ailleurs ne sera jamais garanti !

 

Se reconnecter à ses cycles

Allez, j’ose parler des règles, ne soyons pas prudes, les cycles font partie intégrante de nous et n’ont rien de sale ou de honteux. Justement, c’est sans doute parce que nous vivons dans une société aux valeurs masculines de compétition, de pouvoir et d’efficacité, que la femme se voit ignorer sa nature profonde et rend ce sujet discret voire tabou.

Et moi la première, je ne vous le cache pas. Pendant très longtemps – c’est à dire toute ma vie jusqu’à il y a à peu près un an – je prenais les règles comme un handicap. Je me contentais de mettre un tampon que j’allais souvent oublier pendant des heures et je n’avais aucune conscience de ce qui était en train de se passer dans mon corps. Les règles je ne voulais pas y penser n’y m’en occuper !

Le fait de passer à la coupe menstruelle – pour des raisons écologiques (moins de déchets) et de santé (les tampons contiennent aussi des substances dangereuses) – d’arrêter la pilule et enfin d’intégrer la signification de nos cycles m’a déjà beaucoup aidé à me reconnecter à moi-même.

femme lune

Source

Les cycles féminins sont en lien avec ceux de la lune (28 jours, on l’a pas inventé!), où initialement les menstruations correspondaient à la nouvelle lune, phase d’introspection et de renouveau, et l’ovulation à la pleine lune, phase de célébration et de fertilité. D’ailleurs, les amérindiens appelaient les règles les lunes.

On peut également les associer aux quatre saisons, où le printemps correspond à la phase pré-ovulatoire où nous fleurissons, l’été à la période de fertilité, l’automne à la phase post ovulatoire où l’on devient infertile, et enfin l’hiver au moment où nous hibernons et nous reposons pendant les règles.

Les menstruations (naturelles, sans contraceptifs hormonaux) sont une période de renouvellement et d’élimination des toxines, permettant de nettoyer l’organisme pour mieux se régénérer. Elles sont aussi associées à une démarche de guérison car la longueur, l’abondance, et les douleurs des règles nous signaleraient un déséquilibre, une accumulation excessive de toxines, ou encore un niveau de stress important.

Cela devrait donc être un temps de pause et d’observation, pour être à l’écoute de son corps. Ce n’est pas pour rien que nous sommes grognons et que nous avons envie de rester sous la couette à ce moment! Malheureusement, ce n’est pas toujours évident de prendre le temps à cette période. En ce qui me concerne, je prends au moins un petit moment pour moi et j’évite de faire du sport ou de courir partout les 2 premiers jours.

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Pour être plus en phase avec ses cycles, vous pouvez essayer de suivre leur évolution sur un cadran lunaire qui consiste à noter tous les jours ses humeurs, envies ou observations physiques. Ce cadran prend la forme d’un cercle que l’on divise en 28 jours (plus ou moins selon les femmes), et où l’on renseigne les phases de la lune. Cet outil a pour but de nous aider à comparer les cycles entre eux, à se connaître et à déterminer un profil général de son cycle. Ce n’est pas évident à tenir au début, mais après quelques mois on commence à voir des ressemblances et à être plus à l’aise avec ses observations.

 

Le flux libre instinctif

Un peu “par hasard”, il se trouve que lorsque j’ai commencé à utiliser le cadran lunaire je me suis aussi mise au flux libre instinctif, c’est à dire que je me passe à présent de protection durant mes règles! Je sais que ça peut paraître dingue pour certain(e)s, mais je vous assure que c’est possible! J’en avais entendu parler il y a un moment déjà et je n’étais pas du tout intéressée car j’étais très satisfaite par ma coupe menstruelle.

Sauf qu’un jour, j’ai eu un blocage quand au fait d’insérer ma coupe à un moment où j’étais un peu sensible et j’ai décidé de tester, sachant que j’étais dans un endroit calme et que je n’avais pas l’intention de bouger de chez moi. J’allais tout le temps aux toilettes pour m’assurer qu’il n’y avait pas de catastrophe mais je l’ai plutôt bien vécu. Le cycle suivant, j’ai tout simplement oublié ma coupe menstruelle et j’ai de nouveau été “contrainte” de m’en passer. J’ai fait plus de recherches sur le sujet et j’ai décidé de retenter le flux instinctif. Cela s’est très bien passé, si bien que je n’utilise plus ma coupe depuis presque 6 mois !

Si cette méthode – accessible à toutes – vous intrigue, je vous conseille fortement cet article de Les cheveux de Mini, qui explique très bien comment faire à travers une vidéo, et qui répond à toutes les questions dans une seconde vidéo.

Pour ma part, le plus grand avantage est que pour la première fois de ma vie je vis cette période en conscience, c’est à dire que je sens quand mes règles arrivent, je sens le besoin de me reposer et d’y aller doucement avec l’exercice physique, et forcément je n’oublie pas qu’elles sont là ! Côté technique je me suis rapidement adaptée et je n’ai quasiment pas d’accidents.

 

Sexualité et Contraception naturelle

J’ai fait le choix d’arrêter la pilule car après près de 13 ans à la prendre, je n’avais plus envie d’être dopée aux hormones. Et maintenant que je me sens plus en phase avec mon corps, je n’ai pas envie de revenir en arrière. Ceci m’a poussé à m’interroger sur les méthodes contraceptives naturelles, et j’ai récemment découvert la symptothermie, basée sur une série d’observations et la prise de température, que je commence à explorer tout doucement.

Ceci étant dit, je ne suis personne pour vous dire de prendre la pilule ou non. D’ailleurs, j’ai lu à plusieurs reprises que certaines femmes préfèrent enchaîner les plaquettes pour ne pas avoir de règles du tout. Certains disent que les hormones naturelles pourraient se retourner contre nous et favoriser des cancers si nous n’avons pas d’enfants. Personnellement, je préfère vivre au naturel le plus longtemps possible, ce qui est un choix personnel.

De la même manière, la femme ne se définit pas que à travers ses cycles, ses formes, ou son appareil reproducteur. Certaines femmes n’ont plus de règles, d’autres ont subit des ablations, et cela ne remet en rien en cause leur féminité.

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Temple de la déesse Ixchel – déesse Maya de la fertilité – Cozumel

L’essence féminine est un ensemble de choses, l’essentiel est de se sentir et se valoriser en tant que femme, de respecter son corps et de ne pas le donner à n’importe qui, n’importe comment.

L’énergie sexuelle est d’ailleurs quelque chose qui est pris très au sérieux dans les cultures orientales. Je vous en parlais rapidement lorsque je vous présentais les 5 rites tibétains, l’énergie sexuelle est associée à l’énergie vitale et dans les pratiques tantriques ou taoïstes on considère qu’il est important de préserver cette énergie. Je n’entrerai pas dans les détails car je suis encore bien loin de ces expériences! La seule chose que j’ajouterai c’est que l’acte sexuel est un échange énergétique, et qu’apparemment nous conservons l’énergie de nos partenaires durant 7 ans ! Croit qui veut…

 

Vivre avec ou sans…

… Soutif

Il paraît que ce n’est pas très bon de porter un soutien-gorge, car cela favoriserait l’apparition de kystes voire de cancers. Mais sans parler de ces dangers, j’ai arrêté d’en porter depuis mon année au Mexique – où je mettais des robes avec des bretelles bizarres et des maillots de bain – essentiellement par confort. J’ai trouvé très agréable de vivre sans : je n’avais plus le dos qui grattait, je me sentais plus libre et ma poitrine tenait parfaitement bien toute seule. De retour, j’ai gardé cette nouvelle habitude et je ne me sens plus du tout à l’aise d’en porter ! Vive les économies ;). Le seul inconvénient que je vois est qu’il faut parfois réfléchir au type de vêtement que je veux porter car je ne le fais pas pour exposer ma poitrine ni attirer les regards.

…Maquillage

En soi, le maquillage n’est pas indispensable et n’est là que pour embellir et cacher des imperfections. Finalement, c’est notre vrai visage que l’on cache et certaines femmes décident de s’en passer complètement. Néanmoins, j’aime me maquiller légèrement de temps en temps en me contentant du trio blush – rouge à lèvres – mascara (que je choisis bios, véganes et zéro déchets bien sûr ^^.) depuis mon retour en France. Sans doute parce que mon beau bronzage à cédé sa place à ma peau très blanche ! 😉

… Poils !

Les arguments pour ne plus s’épiler sont bien plus nombreux que ceux qui prônent l’épilation, qui ne tiennent qu’à l’aspect esthétique. Les poils ne sont pas là pour nous nuire, mais au contraire remplissent de nombreuses fonctions comme la régulation de la température du corps et de la transpiration, la diffusion de phéromones ou l’anticipation de sensations telles que la chaleur, le froid ou les caresses! D’autant plus qu’épiler ça fait mal, c’est polluant et ça coûte cher.

Encore peu “socialement accepté”, le fait de ne plus s’épiler est un choix que font de plus en plus de femmes. Mais je vous avoue, ce n’est pas mon cas. Je fais encore partie de celles qui n’aime pas la présence de ses poils, même si je ne saute pas au plafond dès que j’en vois un qui dépasse et que j’ai tendance à laisser repousser un peu étant donné que je m’épile à la cire et à l’épilateur électrique.

coucher soleil

 

Quoi qu’il en soit, laissons-nous vivre notre féminité de manière libre en faisant des choix pour soi et non pour satisfaire le regard des autres! La féminité n’est pas une tare ni une faiblesse, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes d’ailleurs, puisque nous avons tous en nous du masculin et du féminin.

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Et toi, comment exprimes-tu ta féminité ?

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