Trouver son régime alimentaire, comment faire ?

Trouver son régime alimentaire, comment faire ?

Il y a maintenant 3 ans, je faisais un stage sur l’alimentation vivante avec Irène Grosjean et vous avez été nombreux.ses à me poser des questions sur mon évolution. Depuis j’ai continué les expériences alimentaires dont vous propose une petite synthèse 🙂

La jungle de la bouffe

Quelques mois après le stage chez Irène, je vous faisais part de mes questionnements et incompréhensions face à la jungle de l’alimentation. On trouve tout et son contraire et c’est franchement perturbant, pour ne pas dire décourageant.

Qu’est ce qui est vraiment bon pour le corps humain ? Un régime tout cru ? Un régime à base de céréales ? Un régime basé sur ses doshas ou son élément ? Un régime végétal ou à base de viande ? Faire des jeûnes, ou pas ? … c’est moi ou c’est compliqué ?

Et en fait il n’y a pas de mauvaise réponse. Ce qui est compliqué, c’est de généraliser un régime alimentaire global devant la diversité humaine et la complexité d’un organisme vivant. Tout le monde à des sensibilités différentes, des morphologies différentes, des goûts différents (car n’oublions pas que le plaisir de manger est HYPER important).

Comment s’en sortir ?

Très sincèrement, si vous souhaitez vous lancer dans de grands changements alimentaires, je vous conseille de vous faire accompagner par un professionnel. Internet regorge d’articles et de vidéos, les étales des librairies débordent de guides alimentaires et livres de recettes et c’est, à mon sens, très difficile de s’y retrouver. Je suis moi-même plutôt curieuse, disciplinée et déterminée, mais j’ai finalement décidé de me tourner vers une naturopathe pour faire le tri dans tout ce bordel. Car au final à tout faire, on ne fait rien !

L’avantage, c’est qu’on a un état des lieux personnalisé, et un recadrage en fonction de notre morphologie, de nos symptômes et types de maladies.

guacamole

Mon expérience personnelle

Je la donne à titre d’information, parce que je sais de part vos commentaires que certaines d’entre vous ont le même type de fonctionnement que moi que cela peut vous donner des pistes de réflexion. Bien sûr, mon expérience ne vaut pas diagnostic, ni mode d’emploi ! Nous avons tou.te.s des passifs différents et tout ce qui constitue notre vie – notre histoire, nos habitudes, notre hygiène, nos relations etc. – entre en jeu.

Pour rappel, je fais partie de celles qui n’ont pas un problème pour perdre du poids mais pour en prendre. Je suis de tempérament plutôt nerveux et j’élimine très vite, voire je n’assimile pas ce que je mange. Donc je mange mange mange, mais ne prend pas un gramme. Par conséquent, j’ai tendance à me tourner vers les aliments consistants qui me donnent l’impression de me « remplir ».

Aussi, cela fait maintenant 7 ans que je ne mange pratiquement plus de viande. Je ne voyais pas d’incidence sur mon poids tant que j’étais sous pilule. Depuis que je l’ai arrêtée il y a plus de 4 ans, j’ai dû reprendre connaissance de mon corps au naturel. Et c’est à ce moment où j’ai commencé à orienter mon alimentation aussi par santé, et non pas que par éthique. Car côté symptomatique, j’ai un terrain plutôt inflammatoire, avec une tendance à déclencher des déséquilibres en « ite » (tendinite, sinusite, appendicite etc.).

Je suis aussi (depuis peu, soyons honnête) assez sportive. En me mettant au sport, je pensais augmenter ma masse musculaire. Bon. Pas vraiment ! Même si j’ai raffermi mon corps, j’ai plutôt tendance à brûler encore plus. Donc c’est important pour moi de maintenir un niveau alimentaire qui soit cohérent avec mon mode de vie.

Dans mon assiette 

Après ma consultation, je n’ai pas eu de grande révélation, mais un recadrage pour y voir plus clair. Ce qui m’a été conseillé :

  • Manger de plus petites quantités mais plus souvent, 5 à 6 fois par jour si nécessaire ;
  • Mâcher le plus longtemps possible ;
  • Remettre du cru dans l’assiette
  • Augmenter mes sources d’omega 3 (petits poissons, graines de lin, huile de colza – pour info 😉 ) ;
  • Limiter : les féculents (et les prendre complets) et les produits laitiers et la viande qui sont des aliments inflammatoires (pour la viande, pas plus de 10% de l’assiette).

Une ressource pertinente si vous cherchez à prendre du poids.

Remarques : vous allez me dire que manger plus souvent ne mettra jamais mon organisme au repos. Sauf que dans mon cas, mon système digestif est déjà à plein régime pour digérer les grosses quantités que je mâche peu, donc dans un premier temps, ça vaut le coup d’essayer. Pour ce qui est de la viande, je n’en consomme presque plus mais c’est vrai que lorsque j’en mange, cela fait rarement que 10% de l’assiette.

La place du cru dans mon alimentation

J’ai testé le 80% cru pendant un mois environ après le stage d’Irène, qui m’a fait du bien mais qui ne m’a pas transformée non plus. Je me suis ensuite tournée vers l’Ayurveda qui me recommandait de manger du chaud, et étant en plein hiver, je suis allée dans cette direction.

Par la suite j’avoue que j’ai perdu pas mal d’habitudes du cru, même si j’ai pendant un temps gardé les graines germées et les légumes fermentés dans un coin de mon assiette.

Petit à petit, l’envie de manger consistant est revenue et même si je mangeais équilibré, ça ne me convenait pas, et par la force des choses, le cru à disparu de mon régime sans que je ne m’en rende vraiment compte.

stage Irène Grojean - Crusine 4

Pourquoi on m’a reconseillé le cru ? Pour les mêmes raisons évoquées dans le stage avec Irène : parce que ce sont des aliments vivants, gorgés de nutriments et de vitamines qui se perdent avec la cuisson. Si on ne mange que du cuit, on ne mange que de la nourriture morte. L’avantage c’est que le cru oblige à mâcher (ça tombe bien non ?).

Pour que ce ne soit pas compliqué, la structure de mon assiette se rapproche de celle d’un buddha bowl. Donc à préparer, ce n’est pas trop difficile car je peux préparer plein d’ingrédients séparément et à l’avance, pour composer selon le goût du jour.

Je reprécise : mon expérience ne vaut pas mode d’emploi. On m’a aussi conseillé des compléments alimentaires, des habitudes de vie, et étant un peu formée à la médecine chinoise et familière des 5 éléments, j’ajoute des aromates à ces conseils ^^

De plus, certaines personnes digèrent mal le cru ou d’autres aliments, c’est donc bien de déterminer comment bien les intégrer à son régime.

Au final, une chose que je retiens, c’est que le 100% cru ne convient pas à tout le monde. De part la digestion, la constitution, les goûts, le rythme de vie. MAIS, le cru est très important et devrait faire partie de l’assiette.

2 mots d’ordres à retenir : VARIÉTÉ et PLAISIR.

Quand je vois une assiette « healthy » on est à des kilomètres du steak frites, burger et pizza qu’on voit en abondance dans les restaurants.

Et si vous êtes comme moi de constitution à éliminer facilement, ce n’est pas en mangeant des pâtes, des pizzas et des desserts que vous allez prendre du poids. Au contraire, vous ne ferez qu’enflammer davantage votre organisme. Cela ne veut pas dire ne plus jamais en manger, juste moins souvent et mieux équilibrer. Pour en revenir aux conseils du Dr Jacob, l’assiette idéale serait composée de 70% de légumes, et le reste entre céréales, produits laitiers et produits carnés.

Dr Jacob Pyramide alimentaire

Le mot de la fin.

J’ai hésité, mais allez je me lance. Un dernier mot sur les remarques qu’on peut entendre lorsque qu’on a un métabolisme comme le mien. J’ai pris soin de ne pas demander pardon de pouvoir manger ce que je veux sans prendre de poids. Je le faisais avant car dans notre société où on prône la minceur, on est facilement sujette à des remarques désagréables lorsque qu’on l’est, et encore plus si on dit qu’on cherche à prendre du poids.

Combien de fois depuis 3 ans j’ai entendu « t’as pas encore maigri ? ». Alors qu’on se mord la lèvre 10 fois avant de dire à quelqu’un « t’as pas encore grossi ? », dans le sens inverse il n’existe aucun filtre. A force, ça devient complexant, on se pose des questions tout autant, et on créé un problème dans sa tête là où avant il n’existait pas. Si j’avais perdu une taille à chaque fois que j’avais entendu ça, j’aurai déjà disparu ^^

Même avec ce métabolisme, je me pose des questions sur l’alimentation, le poids, et ma constitution. Je vous assure que le jour où j’ai dû me résigner à acheter un taille 34, j’ai pas kiffé du tout, et je ne dois pas être la seule. Mais c’est comme ça, je suis comme ça et je n’ai pas envie de me prendre la tête. L’important est de trouver une alimentation où je repose un peu mon corps qui parfois souffre en silence.

***

Et toi, quelle place à l’alimentation vivante dans ton assiette ?

Pinterest-régime alimentaire

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Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour,
    Pour moi, souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable, je suis actuellement au régime cétogène. Aucun glucide, aucune céréale. Huiles de colza, de noix et de noix de coco, vitamine C et magnésium… Le jeûne serait idéal mais je ne peux pas, alors demi-jeûne, c’est déjà pas mal… Je pars pour Ténérife dans 5 jours et OUF ! ça devrait aussi soulager l’intestin…. car la France est devenue un pays extrêmement anxiogène…

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