Le métier de blogueur.euse, c’est quoi ?

Le métier de blogueur

Cela fait a présent bientôt 5 ans que je tiens ce blog, c’est mon petit bébé que je prends plaisir à faire grandir au fil du temps. J’y passe énormément de temps et depuis 3 ans maintenant, je participe à des salons de blogueurs professionnels et je tourne autour de l’idée d’explorer la piste de professionnaliser mon activité de blogueuse, dont je vous partage mes réflexions ici.

C’est quoi être blogueur.euse pro ?

Alors « professionnaliser » n’est pas vraiment le bon terme. Il existe un biais dans notre société, celui qui fait que n’a de valeur que ce qui coute de l’argent. Si je fais du bénévolat ou que je tiens un blog gratuitement, ce n’est pas vraiment considéré comme « professionnel » car 1/ je ne suis pas payée et je n’ai aucune valorisation dans le temps qui atteste de mes compétences dans le domaine, et 2/ c’est une passion.
Et surtout en France, lorsqu’on est passionné de quelque chose, on le considère plus comme un hobby qu’autre chose. Je ne sais pas pourquoi on a cette idée que le travail est synonyme de « dur » « pénible » « contraignant ». Comme si on nous payait pour compenser le fait de donner son temps et de trimer, ce qui rend logique l’idée que payer pour que quelqu’un kiffe paraît bizarre. C’est un biais cognitif assez ancré et qui me dérange, surtout que je constate que je l’ai aussi !

Tenir un blog dans la durée, c’est déjà être professionnel. Car ça demande de la discipline, de la motivation, et de l’audace pour s’attaquer à des domaines qu’on ne maîtrise pas ! Ça demande d’être autonome et autodidacte. Lorsque vous lisez un article, il m’a fallu généralement entre 4 et 8h pour l’écrire, selon la thématique et le niveau de recherche.
Il m’est arrivé de passer plus de 15h sur un article de fond, parce que je ne connaissais rien au sujet et que je tiens à offrir de la qualité. J’ai beaucoup de mal à écrire des articles courts, de moins de 1000 mots, parce que j’aime le travail intellectuel et aller creuser un sujet, il y a toujours tant à dire.

 

Les mille visages du /de la blogueur.euse

Et l’écriture n’est que la partie émergée de l’iceberg. Derrière il faut gérer le site, les plugins, le thème de son blog (et comme je ne trouve jamais ce que je veux j’ai même appris à reprendre un fichier CSS pour améliorer le design d’un thème), et aussi gérer la vie autour du blog : les réseaux sociaux. Et je vous le dis, je suis une quiche en réseaux sociaux !

Construire une image et raconter ma vie à travers des posts et des photos, j’ai du mal. Et si on veut vraiment percer, ça demande beaucoup de boulot. Être présent sur tous les réseaux représente un travail considérable et je n’ai pas du tout l’âme d’une community manager. Le seul réseau sur lequel je me suis étonnée à m’éclater, c’est Instagram. Mais très peu de personnes m’y suivent pour l’instant donc tout est à faire, et s’y faire une place est DUR.

BREF – du coup le terme professionnel est un peu biaisé, car je me suis déjà professionnalisée et je continue d’apprendre.

Great Ocean Road 5

 

Une activité à rémunérer, ou pas ?

Donc trouver une rémunération pour le travail que je fais – ou plus exactement pour le temps et l’énergie que j’y mets – est une question qui me trotte dans la tête depuis un moment. J’ai commencé quelques partenariats avec des offices de tourisme ou des marques pour tâter un peu le terrain et voir ce qui pourrait me plaire dans une relation « pro » à travers mon blog.

Parce que l’étendue est vaste : articles et liens sponsorisés, tests de produits ou services, invitations, posts sur les réseaux sociaux, voyages, affiliation (lorsqu’on place un lien qui permet de toucher une commission sur les ventes), e-book, livres, formations … Et il est parfois difficile de placer le curseur sur ce qu’on est prêt à faire gratuitement ou pas. Et inversement, de parler de choses parce que je suis payée, je ne souhaite pas que mon blog devienne un panneau publicitaire.

Par exemple, est-ce que je vais décider de ne pas parler d’un produit que j’adore sous prétexte que je ne suis pas payée pour ou qu’on ne me l’a pas offert ? Est-ce que c’est normal que je me déplace 3 jours en blogtrip gratuitement en échange de 12h de boulot en plus des 3 jours passés ? Est-ce qu’à partir du moment où je suis payée, je perds en liberté d’écriture et en authenticité ? Est-ce que j’accepte de tester un lieu que je ne pourrai pas me permettre de payer si j’y allais seule ?

Ce sont de vrais questions, car au final, à partir du moment où on a un média et qu’on a une communauté, on peut monétiser la mention d’un partenaire parce qu’on lui fait de la pub et on lui apporte une valeur ajoutée. C’est une option qui en attire beaucoup, peut-être beaucoup trop même, car cette activité est devenue un vrai métier, et dans certains cas de vraies entreprises. L’éthique de la personne qui tient le blog devient alors primordiale pour s’assurer de rester dans du contenu authentique.

Quoi qu’il en soit, je ne cherche pas à vivre de mon blog, mais simplement de valoriser le travail que je fais déjà et le service que je rends.

 

Ma version à moi du blogging pro

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, afin de rétribuer un peu mon travail j’ai décidé d’accepter certains partenariats, dont je suis encore en train d’adapter les modalités.

Concernant des partenariats rémunérés, la condition sine qua non c’est que le partenaire que je mets en avant soit en lien avec le développement durable et bien entendu, je ne souhaite pas devenir complice du greenwashing de grosses marques. Je refuse beaucoup de propositions (parce qu’on en reçoit tous les jours) parce que je suis pas mal exigeante là dessus. Je précise d’ailleurs que de par mon positionnement je suis amenée à collaborer plutôt avec de petites structures avec peu de budget.

L’autre condition est que je garde ma liberté d’expression et que je parle de sujets qui m’intéressent, où j’éprouve aussi un besoin de m’exprimer. L’idée est de rester dans mes valeurs et mes conditions de vie. Je ne me fais pas offrir des produits à tout va et j’évite de tester des produits ou services pour lesquels je ne paierai pas en temps normal.

Kalbarri view

 

Concernant les voyages ou séjours offerts, tout dépend du contexte et de la proposition, mais je les limite car j’aime ma façon de voyager à l’arrache et la liberté d’aller où je veux. Je suis plutôt du type à démarcher un lieu où j’ai déjà prévu d’aller, de demander des recommandations et proposer une mise en avant. J’ai par exemple tout récemment refusé une proposition de voyage en Thaïlande d’une semaine sur la thématique de l’éco-tourisme tout simplement parce que je ne voulais pas prendre un avion aller-retour pour passer une semaine sur place toute organisée. Ce n’est pas ma façon de voyager et je ne me sens pas de le promouvoir (mais un voyage en Thaïlande quoi !)

Enfin, j’ai aussi pris le parti de ne jamais demander à ma communauté de me rémunérer à travers des dons. C’est un moyen tout a fait convenable mais personnellement, je considère que le contenu que j’offre, j’ai décidé de vous l’offrir – pour vous aider, pour vous inspirer. Je ne trouve pas juste que certains payent et d’autres non, et je n’ai pas envie de lier une relation monétaire avec mes lecteur.rice.s pour tout ce que je publie en libre accès.
En revanche, je pense que l’année prochaine je vais sortir de petits e-book pour rassembler des contenus sur une thématique précise, qui seront en vente à de petits prix, vous permettant de me soutenir et d’avoir un contenu spécifique. Je trouve cela beaucoup plus en accord avec ce que je veux offrir.

 

Comment s’y mettre ?

Pour construire tout ça, je ne pars pas de rien, là aussi je me « professionnalise ».

Je m’appuie sur les salons de blogueurs voyage auxquels je participe depuis 3 ans qui me permettent de rencontrer de potentiels partenaires et me mettre dans la peau d’une « pro », la communauté de blogueurs pro pour l’inspiration, et j’ai récemment dévoré un super guide sur « comment devenir freelance », proposé par Nastasya du blog Valiz Storiz (dont je suis une grande fan, si vous voulez un grain de folie dans vos journées, suivez-la !) pour une construction plus pertinente des offres que je peux proposer.

J’ai aussi choisi un statut d’auto-entrepreneure qui va d’ailleurs s’étendre très prochainement à mon activité de masseuse !
Et si vous vous demandez comment je fais pour faire tout ça en plus de mon activité salariée, je vous réponds : la passion et la satisfaction de suivre ses rêves ! Si c’est bien une chose que le voyage m’a appris, c’est que la vie se savoure et qu’on peut tout faire !

 

Comment me soutenir ?

Donc au final, je m’oriente plutôt vers les liens affiliés, la rémunération pour des liens ou articles et quelques tests de produits et de services (ça se compte pour le moment sur les doigts de la main). L’idée n’étant pas, je le rappelle, de démarcher des centaines de partenaires potentiels pour vivre de mon blog. Mon ambition n’est pas là.

Par soucis de transparence, et aussi parce que c’est obligatoire, je précise toujours dans mes articles lorsqu’il y a un partenariat ou des liens affiliés. Et soyez assuré.e.s que je ne collabore qu’avec des partenaires qui sont en lien avec ma thématique et que j’approuve !

Et si vous appréciez mon blog, plutôt que de vous demander des dons, je vous invite simplement à utiliser les liens affiliés présents sur le blog, que je recense sur cette page, car en le faisant, vous me permettez de toucher une petite rétribution qui à vous ne vous coûte rien du tout ! Et je ne manquerai pas de vous signaler lorsque j’arriverai un jour à me mettre à écrire de petits e-book. D’ailleurs, est-ce que ce type de format vous intéresserait ?

Cet article contient des liens affiliés vers l’e-book de Nastasya.

***

Et toi, que penses-tu de la “professionnalisation” du métier de blogueur.euse ?

Pinterest- blogueuse

 

1x1.trans - Le métier de blogueur.euse, c'est quoi ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *