Les tops et les flops de mes aventures écolos

Depuis 4 ans, j’ai fait un bon bout de chemin dans mes expériences green, et j’ai toujours le désir de pousser plus loin. Mais l’envie de toujours faire plus ne m’est pas toujours bénéfique, c’est pourquoi j’ai ressenti un grand besoin de faire un peu le tri sur où j’en étais dans ce périple ! Le moment de valoriser mes réussites, et de dédramatiser mes imperfections, parce que oui, la vie d’écolo est parfois semée d’embûches !

 

Le Zéro Déchet

Pour quoi faire ? C’est lorsque je suis arrivée au Canada que mes yeux se sont portés sur le fabuleux best-seller de Béa Johnson, pour aller vers une consommation qui ne génère pas de déchets. Lorsque l’on sait que chaque français produit en moyenne 360 kg de déchets par an, alors que 30% sont compostables et plus de 40% sont recyclables (mais seulement 20% sont recyclés), je sais pas vous mais moi ça m’a donné envie d’agir !

 

Les tops

Où que je sois dans le monde, je réussi à faire la plupart de mes achats en vrac. Cela demande toujours un petit temps d’adaptation afin de repérer les bonnes adresses mais c’est généralement rapidement rodé. Je ne me sépare plus de mes filets verts et sacs réutilisables, et le plastique ne pointe pas beaucoup son nez chez moi.

A Montréal, j’achetais aussi mon fromage en vrac, et je n’hésitais pas à tendre mes pochettes, boîtes et sacs réutilisables en boulangerie et restauration à emporter.

A Cozumel, je m’étais faite une réputation de la fille qui ne commandait jamais une boisson sans dire “sans paille s’il vous plait”, et j’ai souvent préféré ne rien consommer plutôt que d’accepter un verre en plastique, lorsque je m’en rendais compte à l’avance.

Durant ces deux années j’ai aussi découvert et largement utilisé le compostage et découvert les arts manuels pour parer au manque de recyclage de matières comme le verre, le plastique ou le papier !

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Les flops

Depuis mon retour en France, je me heurte à quelques problèmes logistiques. Vivant pour l’instant en appartement, je n’ai pas encore mis en place un système de compostage adéquat, ce qui me désole à chaque fois que je dois jeter mes petites épluchures. Je me retrouve également souvent à sortir ou à être invitée chez des amis où le jetable à encore trop sa place, même si je fais de mon mieux pour les éviter discrètement, car je ne veux pas entrer dans des débats.

Je me surprends d’ailleurs à ne plus trop “oser” m’afficher sur des détails comme certains emballages à emporter, des verres en plastique, des pailles (bien que j’ai récemment fait l’acquisition de merveilleuses pailles en inox), car j’ai envie de me réadapter en douceur et profiter de ma vie sociale sans remarquer chaque petit truc qui ne va pas! Je remarque aussi que beaucoup de français boivent de l’eau en bouteille, alors que l’on se lave à l’eau potable, je suis un peu perplexe.

 

Alimentation

Pour quoi faire ? Tout simplement parce que l’agriculture est à l’origine de nombreuses tragédies écologiques et éthiques. Entre les émissions de gaz à effets de serre, la déforestation liée à l’élevage ou la monoculture, les pesticides, la contamination des eaux, la cruauté envers les animaux, le tableau n’est pas joli joli. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails étant donné que j’ai déjà fait un bilan complet la semaine dernière à ce sujet.

 

Les tops

Ces deux dernières années, je suis naturellement allée vers le quasi-végétarisme et j’ai découvert une nouvelle diversité culinaire, allant jusqu’à expérimenter des périodes de végétalisme et de cru! Je me suis aussi approvisionnée au maximum en bio et local, dans la mesure de l’offre disponible.

Les flops

Changement de climats, perte de poids et adaptation culturelle et sociale m’ont récemment poussé à revoir mon mode d’alimentation pour tendre vers un équilibre alimentaire propre à mes besoins et qui me permette de manger sainement sans me culpabiliser de mes “écarts”. J’ai remangé de la viande, du cuit et même quelques produits industriels par envie ou parce que j’étais invitée et que je n’ai pas envie de me priver de manger pour respecter d’autres principes. D’habitude je me serai torturée psychologiquement, mais c’est fini tout ça !

 

Zéro toxique

Pour quoi faire ? Le toxique n’est pas présent que dans l’assiette, mais aussi dans de nombreux produits que l’on s’applique ou que l’on respire. Les produits d’entretien ou de beauté sont bourrés de perturbateurs endocriniens et de substances cancérigènes qu’ils seraient bons de bannir de nos vies !

 

Les tops

Sur ce point, je suis assez fière de mes expériences et impressionnée d’avoir concocté des recettes maison efficaces! Je fais mes propres dentifrice, déodorant (que j’utilise très peu) et masques à l’argile et aux huiles essentielles, je me lave les cheveux avec du rhassoul ou un shampoing solide, le corps au savon de Marseille, j’ai acheté du maquillage bio, végane et zéro déchet, et j’utilise des huiles végétales et du beurre de karité en soin de la peau. J’ai même testé la crème solaire maison! Pour ce qui est de notre rendez-vous féminin mensuel, j’ai utilisé la merveilleuse coupe menstruelle pendant 2 ans pour à présent me passer de toute protection (je vous en parle bientôt !).

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Les flops

Je ne suis pas une fée du ménage et pour le moment, où je vis j’ai encore des produits classiques et je n’ai pas pris le temps de faire mes propres recettes. J’avoue aussi qu’il m’arrive d’utiliser du VRAI dentifrice et du gel douche quand je ne dors pas chez moi, et que je n’ai pas encore trouvé d’alternative satisfaisante à la cire (l’épilateur électrique reste mon fidèle compagnon, mais je ne le laisse plus approcher certaines zones !).

 

Textile

Pour quoi faire ? Dans l’industrie textile, ce n’est pas tout rose non plus. Cultures intensives, produits et teintures chimiques, conditions de travail déplorables dans certains pays, on ne fait pas toujours le lien entre la mode et l’écologie, et pourtant…

 

Les tops

J’ai beau être une femme qui aime se faire belle, j’ai l’avantage de n’avoir jamais été une fashion-victim et d’avoir toujours eu horreur de faire du shopping. Acheter des choses, j’ai vraiment du mal. Je n’aime pas accumuler. Le fait de voyager m’a aussi énormément aidé à réaliser que je n’avais pas besoin de beaucoup et que je mettais de toute façon souvent la même chose. J’ai donc une garde robe assez minimaliste. Côté durable, je privilégie des achats dans des boutiques de seconde main ou de marques responsables, selon mes moyens. J’ai enfin aussi fait mes débuts dans l’upcycling des vieux textiles !

Les flops

En friperie, on ne trouve pas toujours son bonheur, et les marques responsables sont encore malheureusement trop chères pour pouvoir en faire une habitude. Je me suis aussi retrouvée un peu bloquée lorsque j’avais besoin d’un vêtement spécifique, ou de sous-vêtements, car les options sont parfois très restreintes ! Budget et santé mentale obliges, je fais des concessions !

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Minimalisme

Pour quoi faire ? Consommer moins pour consommer mieux, voilà de quoi il s’agit. Nous n’avons pas besoin de consommer sans arrêt et sans réfléchir, on peut aussi privilégier la qualité à la quantité.

 

Les tops

En tant que voyageuse, j’ai l’habitude de faire rentrer ma vie dans un sac à dos, donc j’ai pris le pli d’un mode de vie minimaliste. Cela n’empêche qu’à la “maison”, j’avais quand même un joli stock de choses accumulées ces quinze dernières années. En appliquant la méthode de la japonaise Marie Kondo, j’ai trié tout mon bordel bazar et gardé ce qui me faisait plus vibrer. Je suis aussi très heureuse que ma famille et mes amis aient respecté mes souhaits lors de Noël, car je n’ai reçu presque que des cadeaux bio, véganes ou faits maison, et la plupart des emballages étaient faits à partir de papiers et magazines recyclés. Des cadeaux en petite quantité et qui me seront grandement utiles !

Les flops

Principalement, j’aimerai toujours posséder moins. C’est mon habitude de voyageuse qui ressort. Mais honnêtement, je sais que j’ai la quantité qu’il me faut pour l’instant !

 

Électronique

Pour quoi faire ? Les TIC c’est fantastique mais l’empreinte écologique l’est beaucoup moins ! Elles génèrent plus de 2% des émissions de CO2 dans l’UE et leur fabrication représente environ environ 80% des impacts sur l’environnement (extraction de minerais, consommation d’eau, exploitation des matériaux etc.). Avec l’obsolescence programmée on change d’équipement tous les 18 mois environ, ce qui engendre des déchets électroniques colossaux qui ont des conséquences non seulement environnementales mais aussi sanitaires de part les substances dangereuses qui les composent (métaux lourds, perturbateurs endocriniens…). Notre utilisation accrue d’Internet est aussi génératrice de près de 3% des émissions mondiales de CO2, alors vous comprenez, il y a de quoi faire !

 

Les tops

J’ai tout simplement réduit mes possessions électroniques en me contentant de mon ordinateur, un smartphone et un appareil photo, tous deux de seconde main, pour utiliser ce qui existe déjà. Le reste, je l’ai donné ou vendu.

Les flops

L’année dernière j’avais parlé de tout un tas de tout un tas de résolutions concernant mon utilisation d’Internet. Je n’ai pas tenu très longtemps et les mauvaises habitudes sont revenues. C’est encore un point sur lequel j’ai du travail à faire !

 

Voyages

Pour quoi faire ? Le tourisme est la première industrie de la planète et progresse chaque année. La pression exercée sur l’environnement et les populations locales n’est pas négligeable: perte de biodiversité, pollution par les transports, déchets, consommation d’eau et électricité, déboisement, altération des cultures locales, emplois précaires, tourisme sexuel, et j’en passe. En tant que voyageuse, c’est un aspect sur lequel je ne peux être indifférente.

 

Les tops

Mon dernier voyage était bercé par le slow travel et la participation à des initiatives positives et durables, comme le nettoyage de plages, un projet de permaculture, la restauration de corail ou la promotion de la biodiversité. J’ai limité mes destinations par rapport à ce qui était prévu et mis un point d’honneur à m’orienter vers des séjours hors des sentiers battus. Une aventure green riches de nouveaux apprentissages !

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Les flops

Ce vieil avion viendra toujours me plomber le tableau! Je ne me cache pas, en 2015 j’ai fait 4 voyages pour 8 trajets en avion, et un total de 16 avions pris (Martinique, Colombie, centre du Mexique et re Colombie)! Je plaide coupable, car même si je compense avec beaucoup de travail bénévole au service des forêts et des océans, ce serait quand même mieux de réduire mes trajets en avion.

 

Nulle n’est mon intention d’être parfaite, je ne cherche absolument pas à être irréprochable. Ce petit bilan a pour but de valoriser ce que j’ai déjà accompli et de voir quels sont les points sur lesquels j’ai envie d’avancer cette année, avant de m’attaquer à de nouvelles expériences. D’ailleurs, j’ai décidé d’être beaucoup plus tolérante envers les méconnaissances et imperfections des autres par la même occasion, et d’être dans une démarche explicative et tournée vers l’action plutôt que dans le jugement et la critique.

En ce début d’année, je cherche donc plutôt à développer mon équilibre autour du zéro déchet et de l’alimentation. M’assumer plus en société sans (re)devenir psychorigide, trouver une solution pour composter, me remettre à la cuisine essentiellement végétarienne, faire des recherches en nutrition et réduire un peu mes connexions. Un peu plus tard j’aimerai me remettre à la création, généraliser le recours à la seconde main et repartir à la découverte de nouvelles initiatives durables !

 

***

Avancer à son rythme !

Et toi, quels sont tes tops et flops en matière d’expériences écolos ?

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