Le retour de voyage est difficile à gérer

Le retour de voyage est difficile à gérer

Les petits secrets du voyage

# 4 Le retour de voyage est difficile à gérer

Je vous racontais précédemment comment le fait de partir en voyage au bout du monde n’était pas aussi difficile qu’on le croit. Que l’étape la plus dure, c’était de prendre l’avion – ou tout autre mode de transport, vous l’avez compris, c’est une métaphore pour dire que c’est le départ qui est dur. Quitter le nid, prendre sa vie en main, faire ses propres choix, et sans oublier : sauter dans l’inconnu. Ça c’est pour le voyage. Mais c’est aussi vrai pour le retour. Rentrer chez soi et se confronter au choc psychologique de “revenir à la réalité”.

 

Il n’y a pas de réalité universelle

J’ai tout bonnement horreur de cette expression. Revenir à la réalité. Ça veut dire quoi ? Revenir à un train de vie “classique” imposé par je ne sais qui où on est sensé chercher un travail à subir, se plaindre comme tout le monde, acheter une maison, faire des enfants, acheter encore des choses pour combler un besoin matériel qui reflète un besoin émotionnel ? Bon, ok je peins un tableau un peu noir, mais c’est un peu cette vision que l’on a quand on rentre de voyage. Et c’est souvent ce que les gens ont en tête : reprendre une vie “normale”, se stabiliser.

“ Chacun développe ses croyances et ce que l’on croit devient notre réalité ” – Laurent Gounelle (L’homme qui voulait être heureux).

Les réalités sont différentes pour tout le monde. La mienne est de croire que tout est possible. Suivre mes rêves et être l’architecte de ma vie. On a la capacité de changer les choses si on le veut vraiment.

retour de voyage paris

De retour chez soi…

 

Ce qu’il se passe au retour

Comme je l’ai lu récemment dans cet article qui décrit vraiment bien ce que l’on ressent au retour, cela se passe comme ça :

On retrouve sa famille, ses amis, on est tellement heureux de les revoir et de les serrer dans ses bras. On raconte son voyage des étoiles plein les yeux, mais bon, c’est pas évident car par où commencer ? Comment raconter 6 mois, 1 an, 15 mois ou plus de sa vie ailleurs ?

Ensuite, les gens reprennent le courant de leur vie, et on est confronté à soi-même. On a envie de crier sur tout les toits ce que le voyage nous a apporté, ce qu’il nous a appris, comment il nous a changé (un peu ce que je fais ici d’ailleurs, pardonnez moi 😉 ). Notre vision de la vie a changé, nos priorités ont changé, notre perception des gens et de l’échange a changé. On pense différemment et on se sent incapable d’exprimer tout ce qu’il se passe dans en nous, encore plus de le faire comprendre aux autres.

Viens le “il est temps de revenir à la réalité”. Argh! Trouver du boulot, un appart’, s’installer, et penser à sa retraite. Non, non, non! En fait, ce que l’on cherche c’est plutôt : quel va être mon prochain projet ? Comment transformer cet apprentissage en compétence ? Comment montrer mon énergie ? Qu’est-ce-que je veux vraiment faire de ma vie ?

retour de voyage : plongée

 

On se sent triste, perdu, incompris dans un monde où “la réalité” nous rattrape. Ma première envie c’était donc de repartir pour retrouver cette sensation de liberté! En plus j’avais une liste à n’en plus finir d’endroits merveilleux à voir !

 

To leave or not to leave : that is the question !

Partir une première fois en long voyage, c’est la Grande Aventure. L’excitation, l’appréhension, la soif de découverte. Comme tout première fois, c’est unique et on ne pourra jamais le reproduire. Il faut donc se poser les bonnes questions. Pourquoi je veux repartir ? Pour fuir un mal-être, cette fausse réalité ? Le sentiment de quelque chose d’inachevé ? Qu’est-ce que je cherche ?

Il y a des gens qui voyagent perpétuellement et qui s’en sortent très bien. Est-ce que j’aspire à ça ? D’autres personnes partent en voyage une fois et apprécient de se réinstaller au retour, pour reprendre leur vie ou en construire une autre et cela leur convient très bien. Est-ce que je veux essayer ?

Dans mon cas, je savais que je ne pourrais pas m’arrêter là. Ce voyage avait marqué le début de quelque chose, et j’avais besoin de creuser plus loin.

Mais je voulais quand même essayer de rester. Car je voulais être entourée des miens, mais aussi faire le point et déterminer un plan de vie et une raison pour un nouveau voyage. Je ne voulais pas partir aveuglément.

retour de voyage: Australie

Repartir… mais pour quoi ?

 

Le choc de la réadaptation

Le retour en France a été violent pour moi. J’avais un nouveau champ des possibles devant moi et j’étais déterminée à ne pas reprendre ma vie d’avant. C’était une promesse que je m’étais faite avant de rentrer, lorsque j’étais encore sous l’emprise de la magie du voyage. Ne pas abandonner, continuer de chercher à accomplir des choses et à donner le meilleur de moi-même.

J’ai eu un sentiment de tiraillement entre ma nouvelle philosophie de vie et l’attraction de reprendre ma vie d’avant car j’avais retrouvé ma zone de confort et un coût de la vie plus élevé qui me redirigeaient vers le besoin de me stabiliser et gagner ma vie. Rester dans mon état d’esprit dans une société qui ne va pas dans le même sens et dans un environnement routinier me donnait l’impression d’avancer à contre-courant.

J’ai commencé à perdre tous les bénéfices du voyage, ma confiance en moi, en mes projets, à reprendre une attitude défaitiste et à tout considérer comme compliqué, brouillé.

Heureusement que j’ai bénéficié du soutien de mon entourage, dont les personnes avec qui j’avais voyagé qui comprenaient et partageaient ma difficulté à me réadapter. C’est primordial de pouvoir se confier à quelqu’un, de tenter d’exprimer ces questions qui nous torturent l’esprit et de sentir que l’on n’est pas seul.

retour de voyage: Malaisie

Comme une journée d’orage dans ma tête

 

Trouver de nouveaux projets

Au bout d’un moment, il faut se re-saisir. Faire quelque chose. Rester assis à déprimer ne fait pas avancer les choses. Il fallait que je  concentre mon énergie sur quelque chose qui me tenait à cœur ! Quelque chose de nouveau, quelque chose d’utile, quelque chose de motivant.

J’ai choisi d’entrer dans le monde de l’écologie et de l’associatif pour faire quelque chose en accord avec mes valeurs. Cela m’a donné une nouvelle source d’inspiration et m’a fait découvrir un domaine qui me passionne. J’ai senti que j’étais sur la bonne voie, que j’avais mis un pied à l’étrier de ma nouvelle vie.

Mais au bout d’un moment, ma réalité m’a rattrapé. Je n’ai pas pu m’empêcher de passer un nombre incalculable d’heures à réfléchir à ce que je voulais accomplir car il me fallait autre chose. Je n’étais jamais satisfaite de ce que je faisais et je n’avais pas l’impression d’avancer.

Plein de questions existentielles qui n’ont pas rendues les choses évidentes pour quelqu’un souffrant d’une indécision chronique comme moi (je ne suis pas balance pour rien) ! 🙂

Et donc, inévitablement, j’ai décidé de repartir. Pour creuser plus loin, et écouter la petite voix en moi qui me disait qu’il me restait des choses à comprendre.

C’est comme ça que j’ai débarqué au Canada et qu’à présent je m’envole pour l’Amérique latine

Retour de voyage

***

Partir pour mieux revenir ?

Et toi, connais-tu ce sentiment de tiraillement au retour d’un voyage ? Comment le surmontes-tu ?

Planet Addict

A 24 ans, j'ai plaqué mon CDI pour partir voyager. Un voyage qui m'a emmené plus loin que ce que je pensais : il m'a ouvert des portes pour suivre mes rêves, m'engager à adopter un mode de vie minimaliste et plus éthique, et élever ma conscience. Depuis 6 ans je partage mon cheminement et mes changements d'habitudes de vie avec vous, en espérant planter des graines !

Cet article a 24 commentaires

  1. je ne fais que de “petits” voyages, et déjà dès que je rentre je ne pense qu’à planifier ma prochaine expédition
    ou je partirai, à quel moment, que voir que faire, je suis rentrée la semaine dernière et je pense déjà à partir bientôt dans le Tarn (donc rester en France) mais partir quoi.
    Avant j’aimais rester chez moi, farniente, mais maintenant c’est comme si mon petit appartement à deux était trop petit, trop éxigu, pas assez de folie et que j’avais besoin d’autres choses sans cesse. Comme si mes projets en France n’avançaient pas assez vite et que pas conséquent je ressentais le besoin de mettre en place des projets de voyage qui eux aboutissent et me déconnecte de la réalité

    1. Je pense que beaucoup de personnes traversent ce sentiment. Pour moi c’est le signe d’un manque d’épanouissement chez soi et la nécessité de trouver d’autres projets plus passionnants. Comme tu dis, le voyage, c’est tout de suite. Du plein les yeux, de la détente, de la découverte, des émotions dans tous les sens, le sentiment d’être libre et de vivre tout simplement. On se laisse parfois trop happer par la routine quotidienne, mais je reste persuadée qu’on peut être bien n’importe où, du moment que l’on fait quelque chose qui nous prend par les tripes.
      J’aime sincèrement travailler, apprendre et accomplir des choses. Mais il faut creuser pour trouver son truc et ne pas “faire comme tout le monde”.
      J’espère que tu trouveras ce que tu cherches à travers tes voyages! Peut-être devrais-tu envisager un long voyage pour te libérer?

      1. oui peut-être, une amie vient de partir un an au Brésil et elle a adoré, mais j’ai pleins de projets aussi en France, j’ai envie de refaire mon appart’ pour me racheter une maison, un superbe jardin ou je pourrai bronzer et boire mon thé tranquille le matin. J’ai envie de développer mon blog, de bosser car je suis fan de mon boulot mais tout avance si lentement

        1. Donc tout va bien 😉 Chaque chose en son temps! Ils ont l’air cool tous ces projets!

  2. Tellement bien décrit le paragraphe “ce qu’il se passe au retour” sur la difficulté de relater son expérience et la difficulté de ne pas le faire, et sur le fait que le monde continue de tourner normalement alors que temps de bouleversements se sont produits dans notre âme. Merci.

    1. Merci beaucoup! C’est un peu une phase de flottement où il est difficile de s’exprimer!

  3. Ton article fait vraiment échos à ce que j’ai ressenti à mon retour de Bali, 1mois seulement mais à vivre plus près des gens, plus humain, plus généreux et j’ai déprimé dès l’arrivée à Roissy ou chacun dans sa bulle ne voyait pas le monde autour de lui … Il m’a fallut qqs temps pour faire la part des choses mais c’est un moment dur à passer la première fois le temps de savoir quoi faire de ce que l’on a appris/vu/compris.
    Super blog merci pour tous ces partages !!!

    1. Merci Calie et bienvenue!
      C’est exactement ca: que faire avec ce que l’on a appris? Cela prend plus de temps pour certains 🙂

    2. Merci Calie et bienvenue!
      C’est exactement ca: que faire avec ce que l’on a appris? Cela prend plus de temps pour certains 🙂

  4. Ah bab je vois qu’on a vécu “e-xa-cte-ment” la même chose: la perte de repère, l’envie de repartir tout en tant conscient que ce n’est pas une solution. J’en fais aussi part dans un article : http://www.valizstoriz.com/tu-es-de-retour-de-voyage-et-largue-bienvenue-au-club-2/

    Et je crois qu’on a la même conclusion: il faut se trouver un nouvel objectif de vie, en accord avec ses valeurs (les anciennes, qui nous ont construit) et les nouvelles, qui ont toqués à la porte pendant le voyager. C’est le savant mélange des deux expériences qui aboutit un nouvel équilibre vivable, et qui rend heureux 🙂

    Bravo pour ton article!

    1. Merci Valiz!
      J’irai voir ton article. C’est une belle façon de se recentrer en effet. J’en suis actuellement à mon deuxième retour, qui pour le moment se passe beaucoup mieux!

  5. Bonjour,
    Je n’est pas pour habitude de laisser des commentaires sur des blogs mais je crois que c’est le moment de commencer!
    Ton article résume vraiment mon sentiment actuel!
    Partie 1 an en Nouvelle Zélande revenue depuis à peine deux mois, je ne m’attendais ABSOLUMENT pas à la claque du retour, pas avec une telle force (je me disais que tout ce que je lisais étais certainement exagéré!! J’aurais aimé avoir raison!)

    Du coup je suis en pleine phase “tête dans le brouillard” et c’est horrible j’essaie de trouver tant bien que mal des solutions, de l’aide (en regardant des blogs, articles comme le tiens) mais je crois pas que ca m’avance vraiment.
    Le problème c’est que les gens autour de moi une fois la folie de mon retour passé on repris leur vie habituelle (normal en même temps pour eux ils sont restés là) et moi je me retrouve seule à ruminer alors que je n’ai JAMAIS été comme ça de toute ma vie (toujours souriante, et optimiste) je commence à prendre peur de moi même face à la réaction vis à vis de ce retour! Méconnaissable, c’est triste après un an de bonheur!

    Ca fait comme tu dis poser beaucoup (je pense eut etre trop!?) de questions!
    J’ai 26 ans, un diplôme (pas de job fixe pour autant) mais je me rend compte (“à contre coeur”) que je pense que ce n’est pas ce métier qui me correspond mais je n’ai rien d’autre et me sens coincée à exercer ce métier pour l’avenir.
    Je suis tellement dans le brouillard que je n’arrive pas à dégager une idée, un objectif de vie professionnelle déjà et du coup personnelle après!
    Si tu as quelques conseils pour m’aider à ne pas continuer de glisser vers le bas de la pente je suis preneuse!
    Désolée si ce (long, jsais pas faire court!) message parait “noir”, pas très optimiste c’est juste le moment qui est comme ça!

    En tout cas merci de montrer aux gens qu’ils ne sont pas les seuls à faire face à ce problème du “THE retour”!!
    Fanny du pays des Kiwi.

    (jsais que les dernières publications datent de fin 2015 donc je sais pas si tu poursuit encore ton blog!? J’imagine que oui! Je l’espère!)

    1. Salut Fanny,

      Merci pour ce long message. C’est tout à fait normal de te sentir ainsi. Pour te dire la vérité, je suis en ce moment aussi de nouveau dans cette phase, après mon récent retour de 2 ans à l’étranger. C’est pas évident à gérer et on se sent un peu différent.
      Mon conseil serait déjà de ne pas t’isoler, puis surtout de ne pas être trop dure avec toi même. Ce n’est pas facile de se rendre compte qu’on veut changer de voie sans être sûre de ce qu’on veut faire. Il faut essayer de prendre de la hauteur et de relativiser.
      Tu as le temps, et ta vie ne regarde que toi. Essaye de voir les gens, de noter tes passions où les sujets qui t’intéressent. Pourquoi pas t’inscrire dans une asso ou trouver un petit boulot pour recréer un peu de lien social? L’adaptation au retour prend du temps, plus où moins selon les personnes, et c’est normal.
      Je te souhaite de tout cœur de te sentir apaisée rapidement! Et saches que non: tu n’es pas seule! Si tu veux en rire un peu, cette vidéo m’a bien fait sourire !
      A bientôt,
      Bises

  6. (Oula, je vois que j’ai écrit un roman (comme d’hab je parle et j’écris trop!) desolée pour la longueur du post!)
    Et je veux préciser je sais qu’on est pas chez le psy lol! Je cherche juste des gens ayant vécu la même chose!

    Merci!
    Cheers!

  7. Salut, merci pour cet article. Je reviens d’Irlande. C’était mon tout premier voyage, un petit road trip de seulement 5 jours, mais j’ai du mal à revenir … Alors c’est peut être la fatigue, la frustration de n’y être rester que quelques jours, ou simplement l’envie d’y repartir tout de suite. J’ai vu tellement de belles choses en 5 jours (au moins 2000 km en 4 jours), des paysages fabuleux, le celtique, et surtout surtout les Irlandais. J’ai rencontré des gens merveilleux, ouverts d’esprit, et tellement accueillants avec le sourire aux lèvres et je dois avouer que mon retour à Nantes hier soir, où ma famille était à la bourre pour venir me chercher à l’aéroport, la sensation que tout le monde fait la gueule en France ; je me suis vraiment sentie, je ne sais pas, je ne trouve pas de mots… Déçue un peu je pense… Et surtout une soif de vouloir repartir tout de suite, retrouver la langue anglaise (qui me mettait directement le smile,la conduite à gauche, les coups de frayeurs sur les petites routes irlandaises, les rencontres …). J’ai du mal à revenir, j’ai tellement envie d’en voir plus ! Et je trouve que les français sont tellement peu accueillants, je ne sais pas… un bon coup de blues aujourd’hui ! Vivement Septembre, que mes projets commencent un peu plus à avancer, et que je commence à programmer mon work away en Ecosse ! 😀 Voilà, en tout cas merci pour cet article !

    1. Courage Estelle ! En tout cas tu as de nouveaux projets pour la rentrée ce qui est top ! Pourquoi ne pas envisager une expatriation là-bas ?

  8. Ce tiraillement est très difficile… Et comme toi je suis repartie !!
    Merci pour cet article très bien écrit qui trouve les mots justes pour expliquer un ressenti qu’on a parfois du mal a expliquer a notre entourage qui ne comprends pas toujours ce besoin que l’on sent de repartir !

  9. T’es mots me font du bien. Je suis en rance depuis 7 jours et j’évite ressens un mal être constant. Le retour est vraiment insupportable. Je veux repartir. La France ne me convient plus mais ma maille est ici. Je suis tiraillée et complètement perdue. Je ne veux pas d’une carrière d’une maison, mais oui je vivre comment ça toute ma vie ? Ou simplement je ne suis pas prête a me poser ? J’ai du mal avec la mentalité française, j’ai tellement changé cette année… en tout cas c’est tellemwnt agréable de savoir que je ne suis pas la seule. Merci encore !

    1. Bonjour Marine,
      Oula, ne t’inquiète pas, c’est évident que tu n’es pas seule. La plupart des voyageurs passent par là. Tu viens de rentrer donc laisse toi le temps de retrouver les tiens. Je sais que c’est pas facile, tout le monde continue sa vie, rien n’a trop changé et nous, on veut juste crier notre évolution. Si tu souhaites repartir, il existe plein de façon de vivre à l’étranger. Partir en expat, en wwoofing, en PVT (en fonction de ton âge). Il y a aussi des coins chouettes en Europe où s’installer sans être trop loin de sa famille. Et si le nomadisme te tente, tu peux vivre de petits boulots, d’expériences en volontariat, trouver du travail dans le tourisme… Si le voyage apprend quelque chose, c’est cette capacité à se débrouiller où qu’on soit.
      Prend le temps, pose toi pour savoir ce que tu veux. Je te souhaite bonne chance 🙂

  10. Merci pour ce super article qui reflète bien ce que je ressent en ce moment.

    ça fait dix jours que je suis rentré de l’inde.
    La première chose qui m’a marqué a mon retour a été de me retrouver seul dans la rue, sans bruits, sans voitures, sans personnes, sans vies.
    Le bitume lisse de la route et les murs à 90° de chaque côté, bien lisse, rie, qui ne dépasse.
    J’ai eu pendant un instant la sensation qu’un évenement grave c’était passé et que la ville était déserte.
    En rentrant dans l’appart, jai tout e suite remarqué que cet endroit ne reflète as du tout ma personnalité.
    En effet je ne suis pas chez moi et je stagne depuis trop longtemps ici.
    Revoir mes proches me fait vraiment plaisir mais parfois je remarque chez eux des comportements qui m’attriste alors que je n’avais rien remarqué avant.
    D’ailleurs parfois, je me surprend aussi à avoir un comportement ou des paroles “réflexes” qui ne reflètent pas ce que je suis; ou à moins que ce soit celui que j’était et que déjà je ne suis plus?
    La méditation, les chants et le yoga sont des marqueurs émotionnelles qui me relie à mon voyage et m’aide à rester dans cet état d’esprit.
    J’ai parfois l’impression que tout cela n’était qu’un rêve.
    C’est l’inconvénient de voyager seul, on ne peut pas vraiment ^partagé ses souvenirs de là-bas et ici tout est est encore si semblable que tout nous pousse à redevenir comme avant.
    Le changement et le manque de ses proches crée par le voyage et le dépaysement n’est que unilatérale et donc pas si important qu’imaginé.
    A part quelques curiosités de certain(e)s, tout est redevenu comme si rien ne c’était passé. “Tout est rentré dans l’ordre” comme on dit !
    Je compte sur moi et sans aucun doute, je n’oublierais pas et garderais intact tout ce que ce voyage m’a apporté d’un point de vue visuel, olfactif, culinaire, sonore, spirituel, intellectuel, personnel.
    Mes découvertes, ses rencontres, ses émotions, ses gens, cette culture…
    Tout absolument tout, restera en moi et non je ne me rangerai pas derrière cette routine conformiste et rassurante qui se complais dans la médiocrité et son petit confort qui empêche de vouloir partir et prendre des risques pour réaliser de grands projets et se rapprocher un peu plus de ses rêves.

    ( Voilà, ça c’est fait ! et ça fait du bien !! 🙂 )

  11. Ça fait du bien que des mots soient mis sur ce sentiment. J’ai voyagé pour la première fois toute seule, pas loin, au Royaume-Uni, 3 mois. Mais ce voyage m’a transformé et à provoqué un tsunami dans ma vie. Je ne serai plus jamais comme avant. J’ai plaqué ma vie d’avant bien rangé pour un grain de folie !! Je continue de voyager plus ou moins loin mais ce retour choc en France à été très dur à vivre pour moi.

  12. Salut

    Merci pour cet article qui définit bien aussi mes sentiments. 2ème retour pour moi après 2 ans à l’étranger dont la Nouvelle Zélande que j’aime éperdument;
    A chaque fois c’est douloureux. Ce 2eme retour est même plus douloureux que le premier car nous vivions dans un van pendant 2 ans.
    Ce tiraillement aussi entre la famille et le voyage. Bref, je ne vais pas m’étendre, ça fait juste du bien de lire des articles qui reflètent ce que l’on vit !! 🙂

    1. Avec plaisir Anne So ! Je trouvais que c’était important d’en parler, parce qu’on est nombreux.ses à le vivre !

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