Il en faut peu pour être heureux

Les petits secrets du voyage

#7 Il en faut peu pour être heureux

C’est Baloo qui le dit, alors on l’écoute ! 🙂 Pour terminer ma série des petits secrets du voyage et commencer l’année avec une nouvelle façon de voir les choses, je voulais partager avec vous quelques réflexions sur notre mode de vie et le bonheur… Car dans un monde où on voit partout qu’il faut consommer, consommer encore, acheter, être à la pointe de la technologie (quoi t’as pas de smartphone ??? C’est quoi ce dinosaure?), on en oublie parfois d’où on vient et on ne sait plus vraiment ce qui nous rend heureux. Alors non, je ne vais pas me lancer dans une tirade philosophique sur les origines et les évolutions de l’Homme! Juste parler un peu de minimalisme :).

 

Vivre dans un sac à dos

Partir à l’aventure, avec juste un sac sur le dos, ça oblige à limiter tout se bazar que l’on a d’habitude chez soi. Pas si facile de partir avec 2 t-shirts, 5 culottes et 1 pantalon (j’exagère mais on n’est pas loin !). C’est dur de faire tenir sa vie dans un sac. Il faut faire le tri et déterminer ce dont on a vraiment besoin. On découvre que finalement on met toujours la même chose de toute façon et on apprend quel est le matériel vraiment utile et nécessaire (même si on craque parfois pour un petit surclassement pour se sentir belle 😉 ).

L’idée n’est pas de dire qu’il faut vivre avec rien, mais on se rend compte que c’est possible de vivre avec moins, et que ce n’est pas si déplaisant. Ce type d’expérience permet de remettre certaines choses en perspective !

Voyage Laos

 

Réévaluer ses besoins

Je n’ai jamais été une grande consommatrice de toute façon, mais lorsqu’on doit partir avec peu cela fait prendre conscience qu’on se rend parfois malheureux de se dire qu’on n’a pas ci ou ça, alors qu’au final ce n’est pas si important. « Je dirais même plus », quand on se détache du matériel, on se rend compte à quel point certaines choses sont futiles et ne contribuent pas au bonheur.

J’ajouterai aussi qu’en voyant des populations qui ne vivent pas de grand chose, qui ont vécues de vraies tragédies, où qui n’ont pas accès à certaines choses qui nous paraissent pourtant basiques, ça fait réfléchir. Certaines de ces populations sont très heureuses ainsi, d’autres n’ont pas vraiment le choix mais font avec. Dans les deux cas, c’est une belle leçon d’humanité.

Voyage Mentawai

 

On a tendance à oublier que la manière dont on vit chez nous c’est un peu la planète Mars pour certains, et que nous sommes des minoritaires privilégiés sur cette planète. Pourtant, on en veut toujours plus.

En rentrant de voyage, même si j’étais heureuse de retrouver certaines choses, j’ai fait le tri dans mes affaires. Rien que de voir ce que j’avais (ce qui n’était vraiment pas si excessif), ça m’a fait tourner la tête. “Wouah, j’ai tout ça comme vêtements ? Et ça ? Pourquoi j’ai acheté ça? Est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ?…

C’est une habitude que j’ai pris depuis : faire le tri. C’est dingue comme on accumule des choses sans s’en rendre compte ! Le fait de vivre dans des sacs (ce qui est un peu fatiguant à force, je vous l’avoue), m’oblige à constamment me concentrer sur l’essentiel.

 

Le temps est plus précieux que les objets

On a développé un attachement aux choses bien trop marqué. Le bonheur ne passe pas par les possessions mais par les expériences. Même si oui, bien sûr, on a besoin de certaines choses, et se faire plaisir de temps en temps n’est pas condamnable ! Simplement, sur mon lit de mort je serai bien plus satisfaite de me dire que j’ai accompli de belles choses plutôt que de me lamenter de ne pas avoir eu d’I-phone.

Le voyage m’aura au moins démontré ça. J’ai vécu, appris, compris bien plus de choses pendant mes 15 mois de voyage en 2010 (et encore plus depuis que j’ai commencé mon nouveau voyage en Amérique latine) que n’importe quelle autre période de ma vie. C’est pour ça que j’aime voyager. C’est bien plus facile d’aller à l’aventure chaque jour, de partir à la découverte, que lorsqu’on est dans le cocon de chez soi, avec toutes ses affaires.

D’ailleurs, en lisant no impact man de Colin Beavan ou Zéro Déchet de Béa Johnson, c’est quelque chose qui ressort beaucoup. Minimiser ses possessions a poussé ces familles se recentrer sur des activités (qui ne coûtent pas forcément beaucoup) et d’avoir plus de temps pour leur famille et leurs projets.

Voyage Laos

 

Souvenez-vous de la petite fable du pêcheur mexicain :)… N’oublions pas de vivre aujourd’hui !!

 

Les choses polluent

L’ironie dans tout ça, c’est que pour gagner du temps, on crée encore des produits. Des fast-food, de la junk food, des emballages à emporter, des plats préparés sous plastique, de la vaisselle jetable, de la technologie (programmée pour ne pas durer) etc. Et tout ça pollue et en plus on les introduit dans les pays en développement en leur créant de nouveaux besoins. On chamboule leurs habitudes en les amenant à suivre le modèle occidental, dont ils n’ont pas besoin. Ils auraient plutôt besoin d’hygiène, d’eau, de renforcement médical, parfois de nourriture. Avant de leur vendre du Coca, ne devrait-on pas s’assurer que tout le monde ait accès à de l’eau potable ? Bon, je diverge un peu…

Voyage Cambodge

 

En voyage, on reconnecte les deux bouts et on réalise que oui on vit tous sur la même planète et que ce verre en plastique (qui ne sert rien), se retrouve bien au fond de l’eau. Plus encore, pour produire tel ou tel objet, on exploite des gens et les ressources, on réchauffe la planète. On voit les coraux blanchis par le réchauffement de l’eau, les forêts coupées, les déchets qui s’envolent partout, on en apprend plus sur la disparition des espèces due aux activités humaines.

Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas quelque chose que cela ne se passe pas, que nous ne sommes pas concernés ou impactés. La distance biaise notre jugement, mais la réalité est là. Tout est lié. A trop consommer, on détruit.

 

Préserver le beau

Au départ, je m’étais dit qu’au moins le voyage me permettrait de voir les beautés du monde et certaines espèces avant qu’elles ne disparaissent. Je me rends compte à quel point c’est triste de dire ça. En fait non, j’ai envie que d’autres puissent continuer de les voir, et que les environnements soient préservés. C’est de là qu’est parti cet acharnement pour jouer un rôle positif.

Parce qu’en plus de ne pas apporter de bonheur, l’excès de choses met en péril notre planète, les espèces et toutes ces merveilles naturelles.

Voyage Nouvelle Zélande

 

***

On peut faire d’une pierre deux coups en minimisant ses possessions: se libérer des chaînes de la consommation pour trouver ce temps qui nous manque tant, et faire du bien à la planète. 

Et toi, que penses-tu du minimalisme ?

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