Voyage interne dans le lâcher prise

On a tous vécu des hauts et des bas, fait du bien, fait du mal, subit des trahisons, des angoisses, du stress. On a tous des blessures et des séquelles de certains épisodes de notre vie. Mais il est possible de s’en libérer, et de choisir de reprendre nos émotions en main pour ne plus vivre dans la douleur, mais dans le bonheur.

 

Faire la paix avec son passé

Le jour où on décide reprendre le pouvoir, on se rend compte que nos réactions sont souvent liées à notre passé. Lorsque l’on essaye de comprendre le pourquoi du comment de ses émotions négatives, telles que le manque de confiance, l’auto-sabotage, la colère, l’intolérance, la jalousie, on peut plonger en soi pour en trouver la racine.

On y découvre alors les petites graines plantées par notre histoire : les parents, l’éducation, les amis, histoires d’amour, les premiers obstacles de la vie, les déceptions etc. En grandissant on a cultivé ces graines sans trop faire attention, à travers nos expériences et réactions, et sans s’en rendre compte, elles deviennent des peurs et des handicaps, conscients ou inconscients.

Les conscients sont ceux qui nous servent à justifier notre incapacité à faire quelque chose ou nos émotions, pour nous déresponsabiliser. Si je suis comme ça, c’est la faute de mes parents, ou de mon ex, ou de tel ou tel facteur extérieur. On met tout ça dans un joli sac que l’on ressort dès qu’on nous pose un peu trop de questions, se tartinant de ce passé que l’on fait revivre à chaque occasion, se positionnant en victime et revivant la douleur, ce qui ne nous rend pas service pour se dépasser.

Les inconscients sont les émotions et réactions face à ce qu’il nous arrive au jour le jour, pensant que “c’est comme ça” sans se poser plus questions.

 

light

 

La bonne nouvelle c’est que rien n’est gravé dans la roche! Ce qui est passé est passé, on ne peut pas le changer. On peut simplement en changer la perception qu’on en a aujourd’hui, et accepter de lâcher prise, pardonner, pour se libérer. Si on continue d’en souffrir, d’une certaine façon c’est qu’on le permet.

Et puis une fois que l’on a trouvé ces graines, il est possible de s’en libérer et d’en planter de nouvelles !

 

Pardonner, accepter et lâcher prise

On a tous des évènements qui nous ont marqué et fait souffrir. S’y accrocher ne nous aidera pas à développer le bonheur. Toute étape difficile est apprentissage, et il est important de se concentrer sur cet apprentissage et de lâcher prise de la douleur. La douleur a déjà fait son travail, la suite n’est que de l’auto-torture non méritée.

Non pas que l’on ne va plus jamais souffrir, ou que rien de ce que les autres font ne devrait plus jamais nous affecter. Nous ne sommes pas responsable de l’action des autres et de la souffrance que cela nous inflige. Mais nous sommes responsables de notre manière d’aborder cette souffrance et le temps que l’on va lui accorder.

Permission

 

Lâcher prise de sa souffrance et de ses peurs, les laisser s’envoler. Accepter ses erreurs, ses faiblesses, son passé. Accepter les autres et que les choses évoluent, changent. Accepter que certaines choses sont hors de notre contrôle.

Dans la pratique ce n’est pas si évident. Mais l’identification du problème permet déjà de le résoudre en partie. Pour m’aider, parfois je fais une méditation et je visualise une émotion, angoisse, rancœur ou peur comme un ballon que je tiens et que je lâche sur une expiration, le regardant s’envoler dans les airs et inspirant un nouveau souffle de liberté.

 

Pardonner. C’est quoi le pardon au juste ? Pardonner pour moi c’est justement se permettre de lâcher prise. Plus que d’être un pardon envers l’autre, c’est un geste de bonté envers soi-même. Je peux très bien juger que ce que l’autre a fait est mal, que son acte à changé le cours des choses et qu’il faut accepter les conséquences de cet acte, tout en décidant de ne pas m’accrocher indéfiniment à la souffrance causée. Ne plus poursuivre les rancœurs et la colère, qui ne font que me faire du mal à moi-même.

Si l’on fait confiance à la vie et que l’on sait que l’on mérite le bonheur, on peut se tourner vers la gratitude pour les bonnes choses passées.

Petit à petit, on apprend à reconnaître ses émotions, et plutôt que de les combattre, on les voit venir et les gère avec plus de patience, prêts à en tirer les apprentissages. J’ai par exemple beaucoup aimé le passage sur la gestion des angoisses dans cet article sur le blog Le Palais Savant, qui explique bien cette idée.

 

Ne plus culpabiliser

Qu’en est-il des conséquences de notre comportement sur les autres alors ? Ce sentiment de culpabilité d’avoir fait mal.

Pour ma part, je suis une grande empathique donc j’ai du mal à accepter que mes actions puissent blesser les autres. La culpabilité, je la connais bien. Non pas que je sois une mauvaise personne, mais j’ai toujours eu tendance à placer les désirs et besoins des autres avant les miens, ou à lutter contre mes propres envies. Je déteste faire du mal aux gens ou ne pas faire le maximum et je me suis longtemps sentie coupable de mes propres sentiments et de mes faiblesses.

20140521-lacher-001

 

Coupable de faire du mal en quittant quelqu’un, coupable de vouloir manger un bout de fromage, coupable de me lever tard ou de ne pas avoir fini mon travail à l’heure etc.

Et un jour, quelqu’un m’a dit quelque chose qui a fait tic en moi. Je mangeais une glace tout ce qui a de plus diabolique : du lait de vache, du gras, sûrement de l’huile de palme, et une marque certainement pas très catholique. Je la mangeais en disant, “c’est pas très bien ce que je fais”. En réponse j’ai eu droit à “c’est simple, si tu sens que c’est mal et que tu ne peux pas le supporter, ne le fait pas. Si tu choisis de suivre ton envie, alors profite-en sans te poser de questions, et accepte les conséquences.”

En gros: accepte et profite, ou refuse et change ! Un principe simple mais radicalement efficace. Je l’applique depuis dès que je me sens coupable de quelque chose, et cela m’aide énormément à assumer mes actes et travailler mon auto-indulgence.

Au final, la culpabilité vient de la peur de l’opinion des autres, de notre propre regard, et de l’empathie.

De plus, aujourd’hui on vit dans une société où est amené à se sentir coupable de tout et n’importe quoi. Coupable d’être au chômage et d’avoir des allocations, coupable d’avoir un emploi et de bien gagner sa vie alors que d’autres n’ont rien. Coupable de polluer. Coupable de manger de la viande, coupable d’être végétarien et de faire chier les autres. Coupable de se battre pour les causes justes, coupable de ne pas faire plus, coupable de faire du mal, coupable de ne rien faire. Coupable de penser à un(e) autre, coupable de quitter, coupable de rester. Coupable d’être jolie, coupable d’être moche. Coupable d’échouer, coupable de réussir, coupable d’être heureux. Et Grand Malheur : coupable de penser à soi ! Si on se laisse aller au jeu de la culpabilité, adieu bonheur, on aura toujours quelque chose qui cloche ! J’ai envie de dire « Et puis mer** ! » (sans dire de gros mots, attention au langage 😉 ).

20130511-lacher-003

Lâche et libère-toi!

 

Et puis si je me rends responsable de mes émotions, alors je dois aussi rendre les autres responsables des leurs. Dans la mesure où l’on fait son possible pour faire le bien et que l’on cultive l’honnêteté et la sincérité envers soi-même et les autres, c’est totalement faisable.

Lâcher prise de la culpabilité, c’est se pardonner à soi-même et vivre en accord avec ses actions.

 

***

PAR-DO-NONS et avançons ! La vie a tellement de belles choses à offrir…

Et toi, pardonnes-tu facilement ? Comment expérimentes-tu le lâcher prise ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *