Textile écologique : guide des matières

Textile écologique : guide des matières

Envie de vous constituer une garde robe écologique avec de beaux vêtements en matières eco-friendly ? Oui, mais pas facile de s’y retrouver dans la jungle des fibres textiles ! Voici donc un récapitulatif des matières à privilégier et à éviter, et pourquoi.

Le sujet des fibres textiles est assez complexe au premier abord, car tout ce qui est naturel n’est pas forcément éthique, écologique ou abordable, et ce qui est issu d’un procédé chimique ne présente pas que des inconvénients et tout n’est pas forcément à jeter.

Les fibres naturelles végétales

Les fibres végétales ont bonne presse, parce qu’elles proviennent de ressources renouvelables, sont biodégradables, hypoallergéniques, respirantes, douces et confortables. Sont-elles pour autant toutes écologiques ? Pas forcément.

À éviter 

Le coton conventionnel

La production du coton est l’une des plus polluantes au monde, utilisant une grande quantité d’insecticides (1/4 de la consommation mondiale) et pesticides pour lutter contre les parasites, avec une trentaine de traitements par an. Le blanchiment du coton, lui, nécessite l’utilisation de chlore et de métaux lourds. Conséquences : pollution des sol, plus d’1 million de personnes intoxiquées et de 20 000 morts par an. Par ailleurs, la production du coton est très consommatrice d’eau : compter entre 7 000 et 29 000 litres d’eau d’irrigation pour un kilo de coton. Au final, pour un t-shirt, ce sont 140 grammes de produits chimiques et 2 700 litres d’eau qui sont consommés.

À privilégier

Le coton biologique

On préférera donc largement les fibres en coton biologique certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), dont la culture utilise des engrais naturels et moitié moins d’eau.

Le lin

Le lin est l’une des fibres les plus écologique : sa culture ne nécessite pas d’irrigation, utilise très peu d’intrants chimiques et ne produit pas de déchets car tous les sous produits sont réutilisés . De plus, le lin est une fibre locale : adapté au climat océanique humide, il est majoritairement cultivé en Europe de l’Ouest, la France étant le leader mondial.

Le chanvre

La fibre de chanvre est la plus résistante et la moins polluante. Naturellement antibactérien et antifongique, la culture du chanvre ne nécessite pas de traitements chimiques, en plus de ne pas avoir besoin d’irrigation. Plus que ça, Cultiver le chanvre entretien les sols, absorbe beaucoup CO2, et pour ne rien gâcher, la France est le leader européen de sa production ! Le chanvre protège également des UV.

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Les fibres naturelles animales

Les fibres animales posent des problèmes éthiques sur les conditions des animaux. Si on décrie aisément le port de la fourrure, on pense souvent beaucoup moins aux autres textiles issus des animaux, tels que le cuir, les laines et la soie. “Mais on ne tue pas les animaux pour leur laine” pensera-t-on. “La vache est déjà morte pour le cuir, autant l’utiliser” dira-t-on. La réalité n’est pas si simple, et on trouve tout à fait de quoi s’indigner. Si vous n’êtes pas encore prêts à virer végane, voici des pistes pour vous aider à mieux consommer.

À éviter

La fourrure

Pour produire la fourrure, ce sont des millions d’animaux qui sont élevés dans des conditions abominables, puis gazés ou électrocutés. Il s’agit surtout de visons, renards et ratons laveurs (mais pas que), enfermés dans des cages grillagées et exposés à des souffrances physiques et psychologiques : infections, membres cassés, plaies à vif, développement de comportements anormaux tels que l’automutilation ou le cannibalisme. Bref, rien de bon là-dedans, donc on évite les pièces en fourrure y compris les manteaux avec des capuches en vraie fourrure ! Pensez également aux plumes de canard dans certaines doudounes.

L’Angora

L’Angora est un petit lapin au poil soyeux et abondant, qui en est dépourvu soit par tonte, soit par épilation au peigne, soit par arrachage. Cette dernière méthode est la méthode utilisée en Chine, qui produit 90% de la laine Angora. Et si en France on est censé pratiquer des méthodes plus douces, elles ont aussi été dénoncées. On retrouve finalement des conditions similaires aux élevages pour la fourrure.

La laine Mérinos

C’est la plus courante pour les vêtements en laine. Provenant du mouton, la laine est très appréciée pour sa chaleur et sa douceur. C’est en Australie que se situe le plus grand nombre d’élevages de moutons, pratiquant le mulesing qui est dénoncé par les associations de protection des animaux. Le mulesing consiste à découper la queue et des bandes de peau sur l’arrière train des moutons pour lutter contre la myase : des mouches qui pondent des larves dans les replis de la peau, ce qui provoque des infections. La pratique se fait souvent sans anesthésie, et laisse leur chair à vif. Franchement, j’ai essayé de regarder une vidéo, je n’ai pas pu regarder jusqu’au bout, j’ai failli vomir. De plus, c’est sans compter la castration à vif, un taux de mortalité de jeunes agneaux très élevé et des émissions de gaz à effet de serre importants. A moins de connaître une marque qui vous garantisse la bonne condition des moutons, passez votre chemin.

Le cachemire

Cette matière douce à souhait provient des chèvres de Mongolie et Mongolie Intérieure et est produite dans la région qui s’étend du Nord de la région du Cachemire en Inde à la Mongolie. Outre les pratiques de castration et encornage, l’élevage intensif des chèvres entraîne la désertification des terres, car elles ont la particularité d’arracher les racines de l’herbe en broutant, empêchant la terre de se régénérer. De plus, les chèvres ont besoin de leur toison pour se protéger contre le froid de la région.

=> Un mot sur le Shearing : il s’agit tout simplement du tannage de la peau avec la laine intacte, ce qui implique de tuer la bête, que ce soit une chèvre ou un mouton. Donc oui, il arrive de tuer les animaux pour leur laine.

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À privilégier

Si vous ne voulez pas vous passer de laines, voici deux options qui s’offrent à vous.

Le mohair made in France

Le mohair est une laine provenant de la chèvre Angora (à ne pas confondre avec le lapin Angora), originaire d’Asie Mineure. Aujourd’hui, on trouve des élevages de chèvres en France, où l’on peut acheter directement au producteur via la filière “le mohair des fermes de France”. Vigilance cependant, je vous invite à bien vous renseigner auprès des conditions d’élevage et de tonte (toujours véhicule de stress quelque soit l’animal).

L’alpaga made in France

De la famille des camélidés, ce mammifère est similaire au lama, et vient d’Amérique Latine. Tout comme la chèvre Angora, son élevage l’alpaga se fait dorénavant un peu partout, notamment en Angleterre, aux États Unis, au Canada, en France. Ces bêtes n’entraînent pas les soucis des chèvres élevées pour le cachemire, et ont l’avantage de produire beaucoup de laine et d’avoir plusieurs couleurs, ce qui limite l’utilisation de teintures. Tout comme le mohair, restez tout de même vigilants quant aux marques que vous choisissez.

À vous de voir

La soie

La soie est une fibre animale produite par des chenilles, qu’on nomme “ver à soie”. La production de la soie se fait en ébouillantant les cocons pour tuer la chrysalide sans abîmer le cocon pour ensuite filer la soie dont il est fait. Il faut tuer environ 15 vers pour 1 gramme de soie. Parallèlement, la production de la soie se fait largement en Chine et en Inde, ce qui pose également des questions d’éthique au sujet des conditions de travail. Sachez qu’il y a une émergence de techniques visant à préserver la vie des vers, mais encore peu utilisée.

Le cuir

Le cuir est un sous produit de l’industrie de la viande, permettant d’utiliser la peau des bêtes abattues. Sa production est donc intimement liée à l’élevage, et soulève les mêmes problématiques : conditions de vie des animaux, abattage et impact environnemental. Par exemple, l’élevage bovin est l’un des plus polluants et des plus consommateurs en eau. De plus, l’élevage bovin est responsable de 2/3 de la déforestation en Amérique du Sud, dont l’Amazonie, car il nécessite une surface de pâturage de un hectare par tête. En 2012, Envol Vert a révélé que de fil en aiguille, 1 paire de chaussures en cuir sur 7 consommées en France est issue de la déforestation.

=> Si vous souhaitez consommer du cuir et de la soie, préférez les marques éthiques et offrant une certaine traçabilité.

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Les fibres artificielles

Les fibres artificielles sont produites à partir de ressources naturelles mais en utilisant des procédés chimiques. Ce sont toutes les celluloses de bois (bambou, eucalyptus, hêtre…), les viscoses, mais aussi les dérivés de soja ou de maïs. Ces matières sont appréciées pour leur résistance et leur effet “soie”, tout en ayant les avantages du synthétique : stable au lavage, infroissable, durable. Il existe deux procédés de production de ces matières.

À éviter

Le procédé viscose

Produit à partir de matière première végétale, la viscose est le résultat d’un procédé chimique polluant et toxique qui repose sur la dissolution de la cellulose et l’usage de soude caustique, d’acide sulfurique et de disulfure de carbone. Les vêtement en viscose, rayonne, acétate et même en bambou sont issus de ce procédé. Dans le cas du bambou, il faut être méfiant car en réalité, c’est bien de la viscose de bambou qui est proposé.

À privilégier

Le procédé Lyocell

Le lyocell est une fibre 100% cellulosique et biodégraDable, produite à partir de pulpe d’eucalyptus dans un circuit quasi fermé. Sa fabrication se fait dans le respect de l’environnement, en utilisant des solvants non toxiques et recyclables (ils sont récupérés à 97%). On trouve également le lyocell sous le nom de Tencel ®, dont le bois d’eucalyptus est issu de plantations certifiées PEFC ou FSC. Suivant ce procédé, il existe également le Modal ®, issu du bois de hêtre, et le Cupro ®, issu des résidus de coton.

Les fibres synthétiques

Les fibres synthétiques sont fabriquées à partir de substances extraites du pétrole, une ressource non renouvelable. Elles ont l’avantage d’être résistantes et facile d’entretien, mais elles ne sont pas biodégradables, difficilement recyclables et leur processus de fabrication est très polluant.

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À éviter

Le polyester

C’est la fibre synthétique la plus utilisée obtenue par polymérisation, un procédé chimique, et rejette de petites particules de plastique au lavage.

L’acrylique, la polyacrylique

Elle est fabriquée à partir de nombreux produits chimiques, tels que les solvants ou le cyanure d’hydrogène, un gaz extrêmement toxique pour l’être humain.

La polyamide (ou nylon), le polyuréthane (ou Lycra, spandex, élastanne)

Utilisés surtout pour les bas, les collants, les maillots de bain dont le procédé de fabrication utilise des composants irritants et toxiques.

PFC et PTFE

Attention également au Gore-Tex, composé de polytétrafluoroéthylène (PTFE – également utilisé pour les poêles en Téflon) et aux composés perfluorés (PFC) utilisés dans les vêtements de sports et imperméables, car ils sont jugés toxiques (perturbateur endocrinien et cancérigène) ! Guettez la mention PFC-free.

À privilégier

La fibre synthétique recyclée !

Le PET, le plastique au symbole 1, appartient à la famille des polyesters. C’est pourquoi on peut fabriquer des vêtements en polyester en plastique ou polyester recyclé. Sachez qu’il est également possible de trouver des vêtements en laine recyclée.

Un mot sur les teintures

La majorité des vêtements sont élaborés avec des teintures chimiques, contenant des métaux lourds, du formaldéhyde ou encore du chlore. Autant de substances qui sont rejetées dans l’environnement et sont nuisibles pour la santé. Il en va de même pour le tannage des cuirs. Certaines marques, comme Ekyog, font le choix d’utiliser des teintures écologiques répondant aux normes Oeko-Tex® (sans allergènes, sans colorants azoïques responsables de cancers, sans pesticides etc.) et du tannage végétal.

Voilà, vous savez tout sur les fibres textiles ! Où cela nous laisse-t-il ? Faut-il donc renouveler entièrement sa garde robe pour qu’elle soit écologique ? Bien sûr que non ! Il faut y aller progressivement, en choisissant prenant en compte ce référentiel de matières lors de vos prochains achats. De plus, la matière n’est pas le seul critère de choix, nous y viendrons la semaine prochaine :). Par ailleurs, trier sa garde robe est un processus personnel dont je parlerai prochainement.

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Pour aller plus loin

Sur Antigone XXI : Chaud, éthique et écolo : yes we can Touche pas à ma laine
Sur Happy New Green : Quelles matières choisir ?
Sur Échos Verts : Diagnostic eco-éthique des textiles : le chanvre

A lire aussi :

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Et toi, quelles sont tes matières préférées ?

Pinterest-guide matières

Planet Addict

A 24 ans, j'ai plaqué mon CDI pour partir voyager. Un voyage qui m'a emmené plus loin que ce que je pensais : il m'a ouvert des portes pour suivre mes rêves, m'engager à adopter un mode de vie minimaliste et plus éthique, et élever ma conscience. Depuis 6 ans je partage mon cheminement et mes changements d'habitudes de vie avec vous, en espérant planter des graines !

Cet article a 42 commentaires

  1. Merci pour cet article qui résume très bien toutes les options à notre disposition. Je viens d’investir (c’est vraiment le mot vu le prix) dans mon 1er pull en chanvre et suis très contente. Pour compenser le prix élevé des vêtements écologiques, j’ai décidé de m’en offrir 1 par mois, et d’acheter le reste de mes vêtements dans des boutiques de 2nde main.

    Et concernant les chaussures, qu’est-ce qu’on peut faire??

    1. Avec plaisir !
      C’est déjà top si tu peux t’en offrir un par mois ! Pour les chaussures, je n’ai pas encore approfondi la question, mais pour les basket il y a veja et je vais bientôt publier une liste de marques 😉

  2. Super article, merci ! Le problème du bambou semble vraiment peu connu… Bonne continuation !

  3. Bonjour ! J’ai contacté une marque très éthique qui vend des produits en viscose de bambou pour lui signaler que c’est un procédé a priori peu écologique.

    On m’a répondu un long mail, disant que :
    – le bambou ne demande pas d’ajout de pesticides et peu d’eau,
    – le tissu a la certification Oeko-Tex standard 100 (CQ1049/2) qui “garantit l’absence de substances nocives ou pouvant nuire à la santé et à l’environnement”
    – c’est un matériau meilleur que le coton “classique”, dont la culture est très polluante et demande énormément d’eau, et que comme c’est très doux c’est une bonne alternative à proposer pour aider les gens à se détourner durablement du coton, qui est produit loin, est plus rêche et le plus souvent non bio.

    Je comprends bien leurs arguments et je respecte leur démarche que je crois sincère, mais je ne suis pas absolument convaincue. Pourquoi le label Oeko-Tex certifie-t-il des produits en viscose de bambou si le procédé est si toxique ? Car c’est bien ce que je lis partout…

    En espérant que tu puisses m’aider à démêler cette sombre affaire 🙂

    En tous cas, comme ils m’ont dit, plus on avance plus on se rend compte que rien n’est simple et parfait. Tout est une question de faire le meilleur choix, et parfois il faudrait une équipe de scientifiques pour prendre en compte tous les différents facteurs (CO2, pollution chimique, recyclage…) !

    1. Je pense que tu soulèves là une vrai question ! C’est vrai que la culture du bambou est plus écologique que celle du coton conventionnel. Après, s’ils ont la certification c’est peut-être que les valeurs limites de nocivité ne sont pas dépassés… Peut-être aussi qu’ils utilisent des teintures naturelles, difficile de dire. La certification est tout de même gage de qualité je pense. Après comme tu dis l’affaire du textile est bien compliquée !

  4. Bonsoir, votre article est très intéressant, bravo.
    Savez vous où je peux acheter du chanvre au mètre produit en France ?
    Je souhaite travailler cette matière.
    Bonne soirée

    1. Bonjour Aurore,
      Merci, contente que l’article te plaise. Je ne sais pas, mais tu peux suivre le lien que j’ai mis dans la partie chanvre et leur poser la question, ils auront peut-être plus de réponses !

    2. Bonjour,
      Je viens de decouvrir le site planetaddict et votre question.
      Voici le site que j’ai découvert concernant le textile en chanvre.
      Naturellement chanvre.
      En espérant qu’il correspondra à vos attentes.
      Cordialement

  5. Super article hyper complet !!!
    Pour aller encore plus loin je recommande le guide des matières à utiliser vetement par vetement créé par Dream Act (ehsop éthique pas que de mode dailleurs) super utile quand on débute : https://dreamact.eu/fr/blog/article/66/coton-bio-guide-vetement-biologique

    Perso je préconise le lin et le lyocell, jévite au max le synthétiques et pour le cuir ou la laine, je ne prends qu’en fripe #circularité

  6. Bonjour, merci beaucoup pour tous ces renseignements précieux, sur les textiles et les teintures.

    Je suis artiste peintre, je souhaite faire imprimer de manière la plus écologique possible, mes peintures sur tissus écologiques, afin d’en faire des vestes/kimonos.

    Pourriez-vous me dire si vous connaissez des sites d’impression textile, qui additionnent tissus écologiques et teinture écologique. Je connais Contrado, Samoz, et le reste des sites internet que j’ai vu, n’imprime pas de motif personnalisé assez grand (ils font des tee-shirt, des casquettes,…).

    Mes contraintes sont que je souhaite un aspect soyeux et un tissu qui tombe bien (plus de 120g/m2 environ 150g/m2)… souvent c’est du synthétique, ou de la soie (qui est trop fine).

    Merci de votre attention.
    Ecologiquement 🙂

    Marie D.

    1. Bonjour,
      Désolée je ne peux pas vous renseigner. La seule que je connaisse s’appelle FairFibers. C’est plutôt pour de l’impression de toutes sortes de textiles écologiques pour des goodies. Peux-être à creuser 🙂

      1. Merci de m’avoir répondu 🙂 Je regarde FairFibers. Le meilleur pour vous et pour la planète !

  7. Bonjour,
    Merci pour cet article récapitulatif 🙂
    Je souhaite coller deux morceaux de tissus (lin et coton ou lin chanvre) ensemble et sans laisser de trace (c’est pour réaliser u. Bijoux) connaîtriez vous un procédé écologique et efficace ?
    Par avance merci
    Agnès

  8. Merci pour ton article ! C’est vrai que j’ai toujours l’envie de me faire plaisir de temps en temps avec une jolie paire de chaussures ou un mignon petit pull. Mais je ne veux plus participer à tout ça. Ne plus donner mon argent à des gros groupes qui n’ont aucun sens éthique (même si certains commencent à proposer quelques produits recyclables ou en matières éco).
    Par contre, c’est vrai qu’on ne sait pas toujours quoi choisir niveau matières. J’espère retenir toutes tes infos pour mes prochains achats 😉

    1. Merci ! N’hésites pas à enregistrer les petits guides, ils sont faits pour être imprimés 🙂

  9. Une belle connerie concernant la laine merinos!! Il faut arrêter de faire les bobos et se renseigner un peu plus sur ton sujet.
    Certes le “mulesing” est une pratique traumatisante pour l’animal mais aujourd’hui bon nombres de compagnie ont arrêté le procédé pour un plus grand respect de l’animal e.g. https://eu.icebreaker.com/fr/our-story/why-choose-icebreaker-merino.html
    Ensuite il faut savoir que la laine merino n’est pas uniquement pour tenir chaud mais elle est également très adéquate pour les fortes chaleur car c’est une matière très respirante.
    https://www.mennenfrance.fr/article/transpiration-et-vetements-les-matieres-qui-nous-aident-a-moins-suer_a587/1
    Pour example le mouton vit avec des amplitudes thermiques allant de -20° à 35°C.
    A bon entendeur!

    1. Bonjour, pas besoin d’utiliser un ton agressif 🙂 Je ne pense pas dans mon article avoir dit de bannir le mérinos, mais de prendre conscience que pour fabriquer de la laine, il faut des animaux et qu’il faut se renseigner sur les méthodes de fabrication qui peuvent, selon la provenance, poser problème – au même titre que l’exploitation des enfants ou des femmes dans la fabrication des vêtements. Certaines personnes désirent ne pas porter de vêtements avec des matières animales, c’est leur choix. Il n’y a rien de “bobo” là dedans 😉

  10. Bonjour, je cherche un manteau ou veste imperméable aux fortes pluies … et qui ne soit pas imperméabilisé avec des produits toxiques , ni en plastique ou dérivé du pétrole ? qu’y a-t-il de mieux ? le cuir ? le coton ciré ? la laine bouillie ? Merci

  11. Bonjour,
    j’aimerais apporter une petite correction à votre article. La fibre de bambou est de la viscose de par son procédé de production. Cette fibre ne se file pas comme sa structure est trop courte pour subir l’action de le tourner et le bloquer. Elle passe donc nécessairement par une transformation en pâte qui est par la suite traitée pour devenir une fibre qui se file, la définition même d’un textile de viscose. Je suis curieuse de votre source pour cette partie de votre article, pourriez-vous nous le citer ?

    Merci,
    Emie Gravel
    La Trameuse

    1. Bonjour Emie, merci pour la précision. De ce que j’ai lu (notamment ici), j’ai cru comprendre que la plupart des textiles de bambou étaient fabriqués à partir de viscose de bambou, produite à partir d’une transformation assez polluante, contrairement à la fibre de bambou qui effectivement est moins douce et plus cassante et donc très rarement utilisée comme telle. Est-ce que ça répond à ta question ?

      1. En fait, ce n’était pas une question ;). La fibre de bambou n’existe pas si elle n’est pas traitée en viscose comme le bambou ne contient pas de fibre. La fibre est produite suite à une transformation qu’on appelle « viscose ». C’est un peu comme essayer de faire de la fibre avec de l’écorce. Il n’y a pas de fibre, mais en en changeant les propriétés on peut créer du modal et autre fibre textile qui elles ne contiennent presque plus du matériel original.

        J’ai fait du textile mon métier. Je produis une petite quantité de textile tissé manuellement à la manière traditionnelle québécoise depuis 3 ans sous le nom de La Trameuse. Le bambou ne se file pas. Et donc, à moins de construire un matériel à partir de morceau de bambou assembler, on ne peut pas le tisser, ni le tricoter, ni le feutrer. La fibre de bambou n’existe pas sans viscose.

        1. Ok Emie, merci pour les précisions. C’est vrai que ce n’est pas mon métier et donc c’est parfois difficile de tout bien comprendre. J’avais cru comprendre que la fibre pouvait se filer sans forcément un procédé de transformation, mais qu’effectivement le rendu ne serait pas top. Je vais corriger de ce pas 🙂 Belle journée à toi.

  12. J’appelle ça un article encyclopédique ! Merci pour ce travail, d’avoir si bien condensé ce sujet tout en étant très complet.

    Je l’ai tellement apprécié que j’ai décidé d’en faire la promotion sur un article que j’ai écrit tentant de répondre à la question suivante : Que sont vraiment les vêtements en fibres recyclées ? Le lien vers votre site permet d’y contribuer.

    Vous pouvez retrouver tout ça en suivant le lien : https://prendsensoin.fr/mode-ethique-vetements-fibres-recyclees

    Merci encore et à bientôt !

    1. Merci Sébastien ! Oui j’aime bien mettre le max d’info au même endroit je trouve cela plus efficace pour avoir tout sous la main même si c’est parfois un peu long !! Merci pour le partage <3

  13. Merci bcp pour ton article

    De part mon vécu, mes activité et mon engagement sur les métiers de bien être et d équitabilité j ai partagé ton blog dans l’un de mes post

    bon courage a toi

    Pascal

  14. Cet article est très intéressant, mais je ferai 2 petites remarques. Pour le lin, c’c’est vrai que la Normandie produit la moitié du lin textile de qualité… Mais il n’est qu’à moitié local car il n’est pas traité en France, mais en Chine ou en Europe de l’est. Par ailleurs pour les laines diverses, la tonte est peut-être traumatisante, mais depuis le temps que ces animaux sont domestiqués il ne peuvent pas survivre si on ne les débarrassé pas de leurs poils, le cas de ce mouton néo-zélandais qui avait pris la poudre d’escampette quelques années et qui avait été retrouvé presque mourant à cause de sa monstrueuse toison. Et même les lapins angoras, l’asphyxie les guette si on ne les délesté pas régulièrement. On peut vouloir à tout prix éviter d’exploiter les animaux, mais pour certains c’est nécessaire. L’idéal vegan est peut-être de les faire muter dans le sens inverse pour qu’ils puissent survivre dans la nature, mais ça m’étonnerait qu’on arrive à trouver qqn pour financer ça. Donc c’est continuer à se faire tondre… ou mourir.

    1. Merci Claire pour ton commentaire. Concernant la tonte, si le mouton en a besoin ce n’est pas pour autant qu’il faut le torturer. Je pense qu’il existe des fermes où l’exploitation se fait dans des conditions plus vivables, mais ce n’est pas marqué sur l’étiquette, à moins de se tourner vers des marques éthiques et transparentes. Dans le doute, je préfère éviter, ce qui ne m’empêche pas de porter des matières animales si j’ai de l’information sur la provenance 🙂

  15. Merci pour ce travail d’infos !

    De mon côté, j’ai lancé Coton vert l’été dernier, des basiques bio et solidaires, à des prix (je crois) accessibles 🙂

    Pour la matière, j’ai opté pour le coton bio, pour sa douceur/son confort, son prix qui reste abordable et évidemment le fait qu’il soit traité sans pesticides et qu’il nécessite beaucoup moins d’eau que le coton “classique” !

    A votre dispo’ pour échanger sur le sujet de la mode éthique,
    Benjamin

  16. Bonjour,
    Concernant les matières synthétiques, je pense au polyester qui est à éviter à cause de ses rejets de fibres qui finissent par polluer nos océans, du coup je ne comprends pas en quoi le PET qui est du polyester recyclé serait à privilégier ? A moins que quelque chose ne m’échappe ça doit rejeter tout pareil des minuscules fibres plastiques non ?
    Sinon merci pour votre article qui éclaire bien ma lanterne, c’est le parcours du combattant pour avoir un faible impact écologique😅

    1. Bonjour Tiphaine,
      Alors ce que je veux dire c’est que les matières naturelles ne sont pas toujours accessibles et pas toujours les plus “performantes”, du coup le polyester recyclé est une meilleure alternative. C’est aussi comme la seconde main. Prendre un vêtement synthétique de seconde main est mieux qu’en acheter un nouveau. Ça limite la production de nouvelles fibres à partir de pétrole, donc réduit la quantité rejetée. Une solution pour le lavage, c’est de mettre tous ses vêtements synthétiques dans des filets qui empêchent la libération des microparticules, comme celui-ci par exemple.
      J’espère avoir répondu à ta question 🙂

  17. Bonjour,
    Je fais un travail pour l’école et je voulais savoir sur quoi vous vous basiez pour savoir si un tissu est écologique ou non? Est-ce que vous vous informez auprès de spécialistes du sujet? Sinon, votre article est très intéressant. Merci d’avance.

    1. Bonjour Stella,
      Tout d’abord je regarde le type de matière, si c’est du naturel ou du synthétique. Si c’est naturel, je me renseigne pour savoir si c’est du bio ou s’il y a des certifications type Oeko-Tex (généralement, c’est sur le site internet). Si c’est synthétique, je regarde si c’est du recyclé (c’est une meilleure option que le synthétique “neuf”). Je regarde aussi si je trouve des infos sur les encres utilisées, si elles sont naturelles ou certifiées.
      Ensuite, je pousse un peu plus loin pour en savoir plus sur les conditions de fabrication et la provenance des matières. Je sais que beaucoup de matières naturelles proviennent de l’étranger, donc je regarde si la marque informe sur l’éthique du travail. Là aussi je peux trouver des informations sur le site, mais si je ne trouve pas il m’arrive de contacter la marque.
      Étant donné que cela peut être un peu long, en fait je me renseigne avant tout sur la marque et la démarche et ensuite j’ai un peu mes marques phares auprès desquelles j’y vais ensuite les yeux fermés.
      J’ai une liste de marques si cela vous intéresse.
      J’ai aussi un article sur comment je choisis mes vêtements.
      Enfin, je vais bientôt écrire sur comment faire le tri entre des marques engagées et le greenwashing 🙂
      J’espère vous avoir aidé !

  18. bonjour
    ou peut on trouver des vêtements et du linge de maison bio ?

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