Pourquoi continuer de voyager?

Lorsque je suis rentrée de mon voyage autour du monde en 2011, je me suis prise une claque. Et après être restée 2 ans en France à essayer de nouvelles choses, à travailler dans un domaine qui me tenait à cœur, découvrir de nouvelles compétences, il fallait que je reparte. Il me restait des choses à découvrir. Et à l’automne 2014, après une année passée au Canada, je m’envole de nouveau vers l’Amérique du Sud. Pourquoi ce besoin de partir, que m’apporte le voyage que je ne trouve pas dans mon quotidien ?

 

 

Se retrouver face à ses émotions

Même si j’avais pris la décision de partir pour le Canada, c’est dans la confusion la plus totale que j’ai mis les pieds à Montréal.

Premièrement, repartir après être resté pendant 2 ans chez soi a été vraiment difficile. Une fois rentré, on a tellement de mal à se réadapter que si on ne repart pas tout de suite, on retombe dans sa routine et repartir est d’autant plus dur. Ce départ s’est fait complètement à l’arrache, beaucoup moins préparé que le premier voyage, en faisant tout à la dernière minute, et dans les larmes de laisser ma sœur en France. Cette sœur que j’avais appris à connaître, avec qui j’avais partagé tellement de choses, et qui m’avait soutenu dans nombre de mes crises d’existence.

Deuxièmement, j’étais soulagée de repartir mais aussi anxieuse de ce que j’allais faire là-bas. J’ai mis beaucoup de pression et d’attentes sur ce voyage, que je voyais un peu comme ma porte de sortie, ma bouffée d’air frais. Je suis de nouveau partie avec l’espoir de trouver des réponses à mes questions, trouver ma voie, et me détendre. J’avais besoin d’une issue. Le problème c’est qu’une fois arrivée, je me suis retrouvée face à moi-même, seule, à devoir gérer ces vagues d’humeurs se déchaîner en moi.

retour du voyage

 

Je ne comprenais pas pourquoi, maintenant que j’étais repartie, je ne me sentais pas mieux. En fait c’était simple. On ne laisse pas ses soucis sagement à la maison ! Ils font partie de nous et nous suivent où qu’on aille. J’allais devoir les affronter. Plus d’excuses !

Voyager, c’est être face à ses émotions brutes.

 

Se comprendre et retrouver confiance en soi

Alors j’ai réfléchi. Qu’est-ce qui clochait tant ?

Tout d’abord, j’ai compris à quel point j’ai été dure avec moi-même. J’ai perdu confiance en moi parce que je cherchais à tout prix à trouver toutes les réponses à mes questions, que je n’arrivais pas à exprimer tous les changements qui se passaient en moi et que j’avais l’impression de stagner, tourner en rond.

Mais finalement, le fait de ne pas vouloir reprendre une vie conventionnelle me mets forcément dans une situation où je vais me poser des questions et où tout n’est pas tracé, puisque c’est le but de sortir des sentiers battus. Alors, oui, ce n’est pas facile tous les jours, mais à présent je valorise le chemin que j’ai parcouru dont je suis fière maintenant, car j’ai avancé dans mes projets.

Deuxièmement, j’ai compris que le rythme dynamique que j’avais connu en voyage et toutes ces découvertes ont rendu les choses tellement intenses que le fait de m’arrêter avait été trop violent. Je n’étais pas préparée au retour, je n’avais rien prévu, j’arrivais dans un trou noir, je repartais de zéro. Et par association, à chaque fois que je reprends un tel rythme je me sens bien, et dès qu’il ralentit, je me retrouve avec moi-même et c’est dur. Que ce soit ici ou ailleurs.

nouveau depart

 

Troisièmement, j’ai compris que je ne pouvais et ne voulais pas toujours vivre à 100 à l’heure. Qu’il fallait que j’apprenne à faire les choses plus lentement et à être plus patiente (hum hum). J’ai réalisé, que je sentais naître le besoin de me stabiliser (oui c’est fou !).

Et enfin, j’ai compris que… je réfléchissais trop ! 🙂 Je vois la pression que je me suis mise pour tout faire à la perfection, tout maîtriser, tout comprendre, trop vite. Je me suis précipitée à vouloir trouver le boulot de mes rêves devant l’excitation d’avoir découvert tellement de choses, et je me suis pris un mur. Alors qu’en fait, il n’y a pas qu’un, mais des boulots de mes rêves. Je ne veux pas aspirer qu’à une seule chose, mais profiter du voyage. Car dès qu’on atteint un but, un autre surgis !

Le voyage, c’est prendre du recul et relativiser.

 

Prendre un nouveau départ et se dépasser

Pourquoi donc repartir après avoir compris tout ça ? Qu’il fallait que je me détende, que je sois moins exigeante avec moi-même, que je valorise ce que je fais, que je réfléchisse moins et que j’agisse plus.

Pour agir justement ! Chaque nouveau voyage est un nouveau départ, une nouvelle aventure, la porte d’un nouvel apprentissage. Chaque nouveau voyage me fait sortir de ma zone de confort et me permet de mettre de côté la routine pour voir plus clair. Chaque nouveau voyage m’aide à me motiver dans mes projets, à faire le vide, à trouver des réponses. Sans oublier que cela me permet de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouveaux projets qui m’inspirent et me motivent à avancer.

Voyager me donne le coup de pied au c** dont j’ai besoin.

 

Sans oublier que le voyage, j’aime tout simplement ça ! 🙂 Je vous ai expliqué pourquoi suffisamment je pense !!

Le voyage, je l’aime et c’est ma thérapie. Je trouve parfois refuge dans un rythme soutenu, où la chose la plus simple à faire c’est d’avancer et découvrir, sans réfléchir. Il me permet aussi de me retrouver au pied du mur, de faire le point, et me force à comprendre et gérer mes émotions.

Ma vie est un puzzle dont je cherche les pièces, et petit à petit, je vois l’image se former.

 

retour du voyage

 

***

Le voyage, c’est avant tout la découverte qu’il n’y a pas qu’un seul chemin à prendre.

Et toi, pourquoi aimes-tu voyager ?

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