Le plus dur, c’est de monter dans l’avion !

Les petits secrets du voyage

#2 Le plus dur, c’est de monter dans l’avion !

Quand j’ai décidé de partir à l’autre bout du monde pour voyager à travers l’Asie et l’Australie à sac à dos, je me sentais fière, courageuse et aventurière. J’allais enfin sortir de ma routine, voir les beautés de notre monde, rencontrer d’autres voyageurs et vivre d’amour et d’eau fraîche ! Donc on prépare, on rêve, et plus vite qu’on ne le pense, vient le jour du départ où il faut prendre l’avion. Et en fait c’est l’étape la plus dure.

 

Prendre conscience de ce qu’on est en train de faire

A ce moment, on part à l’aventure, on ne sait pas ce qui nous attend de l’autre côté, on commence à douter. On est triste de quitter ses amis, sa famille, tous les êtres que l’on aime. Tout devient concret et on se dit “mais pourquoi je fais ça déjà ?”.

Surtout quand tu arrives à l’aéroport et qu’on te dit que comme tu n’as pas de visa pour la Thaïlande et que tu n’as qu’un aller simple “on peut pas vous laisser monter, il faut acheter un retour”. Oui, oui je m’étais renseignée à l’ambassade pourtant qui m’avait dit que c’était bon… Donc ouais, on a dû prendre des retours 100% remboursables juste pour passer le guichet (merci les parents !) et bien sûr, à l’arrivée en Thaïlande, on nous a laissé rentrer tranquilou sans nous demander un billet de sortie. Donc sympa le départ, mais bref, passons !!

Zone de confort: Avion Vancouver

 

Je me rappelle très bien de ce voyage en avion, où on ne disait pas un mot avec ma sœur. On enchaînait les films, on écrivait dans nos journaux intimes (quoi, c’est démodé ?) et on dormait.

Toutes les questions me passaient par la tête : ce qui m’attendrait là bas, ce qu’on allait faire, qu’est ce qui m’avait pris de partir ? Pour la première fois de ma vie, j’avais fait un vrai choix de vie mais l’avenir n’était qu’un trou noir. Aucune idée de ce qu’allait être ma vie une fois arrivée. Et c’était excitant, de se dire qu’on partait de zéro. Flippant, mais excitant ! Et même si j’avais toutes ces questions, je restais certaine de mon choix. Il fallait que je le fasse, ça allait être génial !!

Sortir de sa zone de confort: living on the edge

Living on the edge…

 

A l’arrivée, je m’en rappellerai toujours, nous sommes sorties de l’aéroport à 7h30 du matin, 30 degrés dehors. Crevées, jetlaguées, on arrive à Khao San Road, la rue des backpackers et on se prend la bonne claque culturelle. Le monde, les odeurs d’épices inconnues, la street food, la musique, les tuk tuk qui déambulent et bien sûr les locaux qui n’ont pas attendu longtemps avant de nous proposer toutes les excursions possibles ! Tous nos sens étaient en terrain inconnu. Devant tant d’activité, nous n’avons pas résisté à notre matelas ! Un peu de sommeil pour se remettre de ses émotions avant de commencer l’aventure !

Zone de Confort: Bangkok

 

Sortir de sa zone de confort

On m’a souvent dit que j’étais courageuse et chanceuse d’avoir pu partir en voyage et qu’on aurait aimé pouvoir faire pareil. Mais premièrement, cela n’a rien à voir avec la chance, j’ai juste pris une décision (prise par bien d’autres avant moi !) et fait le nécessaire pour que ça marche. Donc tout le monde en est capable s’il le veut vraiment.

Parfois on pense qu’on aimerait faire des choses mais c’est simplement l’idée de le faire qui nous fait envie. Voyager, ce ne sont pas de simples vacances, cela peut parfois être difficile. La seule chance, je dirais que c’est celle d’être née dans un pays occidental, où on a le choix de la direction à prendre.

Sortir de sa zone de confort: living on the edge

 

Et deuxièmement, du courage, sans doute un peu oui. Le courage de quitter les sentiers battus. Mais en fait, je trouve très courageux les gens qui restent dans une situation qui ne leur plait pas vraiment. Certains parlent aussi de fuite, fuite d’un système, fuite des responsabilités, fuite d’un mal-être… faudrait savoir ! Tout dépend de quel point de vue on se place !

En tout cas, je tiens à remercier ma famille pour son soutien, car c’était bien agréable de se sentir encouragée !

Pour moi, le plus dur, c’était vraiment de monter dans l’avion, le moment où il a fallu rassembler ce courage de franchir le pas, de quitter ses proches pour une longue durée, et d’accepter de se jeter dans l’inconnu. Même si bien sûr, il y a un temps d’adaptation à l’arrivée, tout ne devient pas funky dès qu’on pose le pied dans un nouveau pays. Mais le trajet, c’est vraiment le moment où on sort de sa zone de confort, où on lévite au dessus du monde à découvrir et où le temps semble être en suspension.

Sortir de sa zone de confort: living on the edge

 

Rapidement, moi qui avais l’impression de faire quelque chose de dingue en partant comme ça à l’autre bout du monde, je me suis rendue compte qu’en fait ce n’était pas si unique, que beaucoup de gens le faisaient ! J’avais rejoint ces « autres », de l’autre côté du monde.

Et même après ce grand voyage, le jour où j’ai pris l’avion pour le Canada, j’ai été envahie des mêmes craintes et doutes. Après, ça passe, on s’adapte, et on profite de ces nouvelles expériences! Et j’en redemande! Parce qu’au final, le voyage permet de sortir continuellement de sa zone de confort et de se découvrir, se développer.

 

 Do you dare to dream?

 

***

Sortir de sa zone de confort est un travail constant mais qui nous fait avancer et dépasser nos limites !

Et toi, flirtes-tu avec ta zone de confort ?

PS: Ce n’est pas évident de sauter d’un avion non plus, mais ça c’est une autre histoire :).

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