Ma FAQ du bonheur

Je me suis souvent retrouvée un peu confuse face aux apprentissages que j’ai partagé avec vous sur le bonheur, l’attachement, les émotions négatives, le jugement et notre perception des choses. J’ai constaté que cela bouleversait pas mal de choses et finalement je me suis demandée si je ne devenais pas égoïste, fermée aux autres, ou trop laxiste avec moi-même. J’ai creusé un peu pour replacer les mots dans leur contexte et faire le tri dans la tempête, par un jeu de questions-réponses avec moi-même ! Nan, je suis pas schizo !

 

Détachement = Cela ne nous importe pas ?

Q : Si je considère que les attachements aux choses et aux personnes peuvent me freiner, me rendre jalouse ou possessive, alors si je décide de me détacher cela veut dire que je m’en fou ? Si un mec me quitte pour une autre, cela m’est égal ? Si je perds 500 euros en décidant de rater mon avion, c’est pas grave ?

R : Pas du tout ! Se détacher ne veut pas dire que l’on s’en fiche, ni que cela de nous affectera pas. Cela veut simplement de dire que notre façon de réagir réside dans plus d’acceptation et de lâcher prise. Nous ne possédons pas les gens, ni l’argent ad vitam æternam. Nous n’emmènerons rien avec nous après la mort, ce sont des faits. On peut en souffrir, mais on s’en remet toujours au final. Si je pense à des épisodes de ma vie ou j’ai foiré, ou perdu quelque chose d’important, finalement je suis toujours debout et continue la route de la vie.

 

Acceptation = manque d’action ?

Q : Du coup on peut se dire que si on accepte toujours tout, c’est qu’on se laisse marcher sur les pieds et qu’on subit les éléments extérieurs sans pouvoir dire un mot, non ?

R : Premièrement, accepter ne veut pas dire que l’on ne s’accorde pas le droit d’exprimer ses émotions et d’avoir mal. Si les émotions viennent, il ne faut pas les réprimer mais les vivre pour ensuite décider de les laisser partir.

Deuxièmement, accepter n’est pas forcément regarder passer le tout sans réagir. On peut bien sûr se battre pour ce que l’on aime, agir pour les causes qui nous touchent pour s’harmoniser avec nos valeurs. Mais de la même façon, laisser couler ce que l’on ne peut contrôler.

D’ailleurs, si on fait toujours de notre mieux, lorsque quelque chose de négatif nous arrive on ne peut se le reprocher et se pourrir la vie.

DANCING

 

Penser à soi = égoïsme ?

Q : Alors finalement, si je peux agir selon ce qui me rend heureux mais que ça affecte les autres, je suis égoïste ? Si je pense d’abord à développer mon propre bonheur avant celui des autres aussi, non ?

R : Je crois qu’il faut qu’on revoit notre notion d’égoïsme. Par exemple, si on empêche une personne de suivre ses rêves car on ne peut vivre sans elle, qui est égoïste? Celui qui veut partir malgré les réticences de l’autre ou ce dernier qui met un frein à quelque chose d’important pour la personne qu’elle aime? La limite est fine, mais elle existe.

L’Ego, c’est se mettre au centre: je veux de l’attention, je veux être flatté, je suis jalouse s’il regarde une autre, je ne veux pas être rejetée même de ceux qui n’ont pas tellement d’importance, etc. Je fais attention à mon Ego. Même s’il n’y a rien de mal à le caresser de temps en temps, j’ai constaté que l’égo fait souvent plus de mal que de bien si on le laisse aux commandes. Je préfère développer l’Amour inconditionnel, qui selon moi va plus loin que mon bonheur personnel. En le découvrant on cherche à le diffuser, et justement cela nous amène à plus de bienveillance, et à penser au bonheur de l’autre, aussi bien qu’au sien. On est amené à faire les choses avec plus d’honnêteté et de communication, ce qui laisse également la place au respect et aux compromis.

 

Se responsabiliser face à ses émotions = se porter la faute ?

Q : Si je considère que mes réactions sont la conséquence de mes propres peurs, insécurités ou de mon histoire, je suis donc responsable de mon malheur ? N’est-pas contradictoire avec le fait de cultiver la bienveillance envers soi et de se déculpabiliser ? Contrôler ses émotions n’est-il pas contradictoire avec le lâcher prise ?

R : Réaliser que nos émotions sont liées à nos propres codes et perceptions ne veut pas dire que l’on doit se flageller dès que quelque chose va mal. Non, c’est plutôt comprendre qu’on a le pouvoir de retourner la situation, mais aussi laisser la parole à ses émotions si elles pointent leur nez. S’accorder le temps nécessaire et changer ce que l’on peut, si on le veut. Ce n’est pas tant une prise de contrôle, mais vraiment un nouveau regard.

cascade laos

 

Développement personnel = rejet des autres ?

Q : Ok miss je sais tout, donc si je suis capable de tout comprendre et tout résoudre tout seul, je n’ai besoin de personne ?

R : Au contraire je dirais. Ce n’est pas non plus parce que l’on a une meilleure compréhension des choses que l’on ne va plus jamais être mal, qu’on va tout maîtriser tout seul et tout le temps !

Parfois c’est dur de surmonter les choses seuls, de comprendre ou voir ce qu’il nous arrive, ou simplement il y a des fois on ne veut pas traverser une étape dure tout seul. Il n’y a rien de mal à ça et au contraire c’est parfois nécessaire.

C’est toujours plus facile de conseiller les autres que d’appliquer ces mêmes conseils à soi-même. On manque de l’objectivité dont on fait preuve lorsque que l’on cherche à aider les autres (moi y compris à travers ces articles !). J’ai beaucoup appris à travers des discussions avec des amis, et parfois on vivait des situations similaires et c’était assez drôle de voir que l’on conseillait à l’autre ce que l’autre nous conseillait aussi.

Parler, se tourner vers les autres, s’exprimer et accepter le soutien quand il est là, cela fait partie du développement personnel.

 

Contentement = manque d’ambition ?

Q : Avoir besoin de peu pour être heureux et apprécier ce que l’on a aujourd’hui ne serait-il pas quelque part un manque de gniak, d’ambition, de chercher à se dépasser et accomplir des choses ?

R : Encore une fois, non. Ce n’est pas parce que je chéris les choses simples que je ne voit pas en grand. Je mets de la volonté de la discipline pour accomplir de nouvelles choses. Mais j’accepte le temps que cela mettra, sans me mettre une pression qui va me rendre malade ou perfectionniste.

 

Se tromper = échec ?

R: Enfin, mon préféré. Pour moi l’échec n’existe pas. J’appelle cela un apprentissage. L’échec est quelque chose qu’on nous apprend à l’école, comme si se tromper et ne pas être le meilleur était mal. On se cherche tous un peu, on expérimente, on teste. On se plante, on change de direction, on trébuche. C’est normal et cela nous dirige naturellement vers là où l’on veut aller.

you live everyday

 

Les choses sont un peu plus claires à présent, je peux continuer mon cheminement plus tranquille ;).

 

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Et toi, que penses-tu de ces petites contradictions ?

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