Tout n’est pas toujours tout rose

Les petits secrets du voyage

#6 Tout n’est pas toujours tout rose

Partir en long voyage est bien différent que de partir en vacances. Il y a des jours où on se la coule douce, on s’amuse, on visite, mais il y a aussi de nombreuses difficultés auxquelles on fait face, des situations pas toujours plaisantes, des situations parfois dangereuses. Le voyage c’est pour le meilleur… et pour le pire !

 

Quand on part en voyage, les gens nous regardent souvent avec envie, parce qu’on poste plein de photos de nous en situation et qu’on raconte toutes les choses super que l’on vit. On a tendance à croire que c’est la belle vie, des vacances prolongées, et qu’on s’offre une retraite anticipée.

Alors oui, et non! Tout ne tombe pas dans le bec et les petits soucis du quotidiens existent aussi en voyage. Le tour du monde, ce n’est pas fait pour tout le monde, qu’on se le dise. C’est très prenant ! Je casse le mythe et vous dévoile mes (nos) casseroles !

 

Le quotidien d’un voyageur

Être nomade, cela implique d’être constamment à la recherche d’un endroit où dormir, où manger, dans chaque nouvelle ville. Parfois, il faut un peu batailler, souvent il faut négocier. Sans oublier de se faire alpaguer par les locaux constamment car ils veulent nous emmener chez leurs partenaires (auberge, restaurant, boutique…).

Être backpacker, cela implique de faire attention à son budget. Chaque dollar a sa valeur car moins on dépense, et plus on peut rester longtemps! Parfois c’est un peu compliqué et fatiguant de vivre dans ses comptes et de tout négocier.

Être Pvtiste, cela implique de chercher du travail dans une ville/ un pays que l’on ne connaît pas. Cela nécessite d’accepter des boulots parfois un peu farfelus, de se faire payer des clopinettes à cueillir des tomates cerises (payées au kilo), de vivre un peu précairement parfois.

Être voyageur, cela implique de s’adapter à d’autres cultures, de perdre ses repères, de chambouler ses habitudes, de faire attention à sa sécurité. Parfois c’est dur, parfois c’est génial !

Galères Voyage Vietnam

 

Top 10 des mauvaises expériences

En dehors de la vie quotidienne à gérer, on vit parfois des mauvaises expériences. D’ailleurs, si on se rappelle les bons moments, on n’oublie pas les misères, qui font d’ailleurs plus parler d’elles !

Allez, je lance mon top 10 des pires galères de mon voyage en Asie/ Australie :

 

1)   Ma sœur qui se fait piquer par un scorpion dans la jungle du Cambodge

« Emma, je crois que je me suis faite piquer par un scorpion »

« WHHHAAATTT? Mais réveille le guide »

« Oh non je vais pas le réveiller pour ça »

« Mais tu te fous de ma g*** REVEILLE-LE !! »

Il s’avère que c’était un petit scorpion blanc inoffensif! OUF! Parce qu’on était vraiment en plein milieu de nulle part là !

 

2)  Se prendre la tête avec un vietnamien à bord d’un bateau et craindre qu’il nous foute à l’eau

A Halong Bay, au Vietnam, ne prenez JAMAIS l’offre la moins chère. Certes la balade était belle – comment ne pas aimer ? – mais alors l’accueil : bonjour ! On nous forçait à nous assoir pour manger à telle heure, nous débarrassait avant qu’on ait tout terminé, on nous coupait les douches parce qu’il fallait partir (alors qu’on était en train de se savonner), on nous refusait de la musique parce que c’était la coupe du monde, et en plus je me suis faite insultée, j’ai répondu et j’ai fini par m’écraser car je sentais que vraiment, j’allais finir à l’eau !

Galères Voyage Vietnam

3) Devoir racheter un billet d’avion de retour au moment du départ initialement prévu car un des vols est annulé et nous fait louper les autres

Je crois que je n’ai JAMAIS été aussi énervée de toute ma vie ! J’ai dû faire 3 fois le tour du pâté de maison après avoir résisté de balancer mon ordi à terre! En fait notre vol Tiger Airways, qui devait nous emmener à Melbourne pour une connexion avec Air Asia, a été annulé. C’était un vol à 2h du matin, il n’y avait pas d’autres vols pour Melbourne qui nous feraient arriver à temps. J’avais passé 3 jours à chercher les meilleurs prix ! Il fallait donc racheter un billet d’avion dernière minute, sachant que c’était à l’époque du volcan en Islande qui menaçait la fermeture des aéroports de Paris.

Mais ce qui est beau, c’est que tous les voyageurs qui étaient dans la salle Internet nous on aidé à trouver un nouveau billet. Bless them! On a pu rentrer chez nous, moyennant 1 000 euros chacune.

 

4)   Dormir dans la rue sur un bout de carton en se faisant déguster par les moustiques en attendant notre bus

En Malaisie, nous ne voulions pas payer pour une nuit de 4 heures, donc avons décidé d’attendre notre bus toute la nuit. Sans abri, nous avons trouvé un bout de carton dans un endroit isolé pour essayer de dormir. Pas la meilleure nuit que j’ai passée. Ah oui, et c’était pour se rendre à un trek de 8 heures dans la jungle de Taman Negara – sans guide – qui nous mènerait à une hutte pour dormir.

Galères Voyage Malaisie

8h plus tard, on trouve enfin un panneau… Si si, on est de bonne humeur !

 

5)   Subir un barotraumatisme dès la 7ème plongée, pendant que la sœur déclenche une angine blanche infectée

Sympa les îles ! A Koh Tao, heureusement, il y a une super clinique à Chalock. On aura été de bonnes clientes. Au moins je sais ce que c’est de s’abimer le tympan: ça douille sévère ! Et comme ça ne suffisait pas, après le barotraumatisme, j’ai eu une infection à l’oreille. Bref, maintenant, je fais super attention !

 

6) Se déboiter un orteil dans l’océan pacifique, le jour de Noël

On continue les catastrophes ! Le jour de Noël on se baigne à Manly, une plage à Sydney et sans faire exprès ma sœur et moi nous heurtons et son 4ème orteil se déboite. Nan mais franchement, l’orteil! Du coup nous avons fini la journée à l’hôpital, à essayer de remettre ça en place (et c’était pas évident !). Joyeux Noël !

Galères Voyage Australie

 

7)   Se faire voler tout son cash dans son bungalow au Laos

On soupçonne d’ailleurs le voyageur voisin avec qui on avait loué les bungalows, car il était à la fin de son voyage et n’avait plus d’argent. De plus, l’ordinateur, les I-pods et les passeports n’ont pas bougé… . C’est pas dramatique, mais juste un peu relou quand ça se passe sur une île où il n’y a pas de banque. Même si ce n’était pas une grosse somme, c’est tout ce qu’on avait en liquide! Heureusement, on pouvait changer nos traveller’s cheques ! (D’où l’utilité d’en avoir un peu !).

 

8) Se prendre le bec avec des balinais qui nous ont entourloupé

On cherchait juste des scooters pour visiter les rizières de Jatiluwih au centre de Bali. On s’est dit qu’on allait se rapprocher en taxi pour avoir moins de distance à faire. Notre chauffeur nous emmène en plein milieu de nulle part, auprès d’un balinais qui ne parlait pas anglais mais qui ne cachait pas qu’il se moquait de nous. On loue ses scooters et demande au chauffeur de venir nous chercher le soir car il n’y a aucun autre taxi qui passe part là. Bien sûr, le soir il n’est pas là, l’autre personne fait mine de ne pas comprendre mais nous propose de nous emmener pour un prix exorbitant. Finalement, on s’en va à pied, et on prend un taxi un peu cher pour rentrer. Au moins, les rizières valaient le coup !

Galères Voyage Bali

Allez, on aura passé un bon moment 🙂

 

9) Craindre un accident de mini-van en Indonésie

Quand c’est le ramadan, ce n’est pas le meilleur moment pour visiter les volcans. Notre chauffeur, certes bien sympathique, commençait à s’endormir au volant, sur une route un peu sinueuse. Heureusement, ma sœur est allée s’assoir à l’avant pour lui faire la causette. Manque de bol, il a cru qu’elle le draguait…

 

10) Se quereller bien comme il faut en Nouvelle-Zélande

Vivre à 3 nanas dans un van, ça peut créer des tensions. Sauf que là les tensions, c’était parce qu’après 5 heures à grimper le Mont Tongariro sur l’île du Nord, l’une de nous (je ne dirais pas qui), n’a vraiment, mais vraiment, pas apprécié la descente sur roche volcanique. Sur les fesses, pantalon troué, chaussures foutues, ça se comprend. De quoi tester nos caractères! Mais finalement, comme on s’aime fort, on s’est vite réconciliées, après avoir décompressé en sautant d’un avion. Il fallait au moins ça ! 🙂

Galères Voyage Nouvelle Zélande

Sommet volcanique du Mont Tongariro

 

Après il y en a d’autres: Attendre 10 heures à une station de bus de peur de le louper, se faire arnaquer à la frontière cambodgienne, s’écorcher les genoux en tombant de scooter, s’ouvrir les pieds continuellement sur les cailloux et galérer pour nettoyer (quoi? nous des casse-gueule?), avoir des soirées un peu trop arrosées… Bon vous pigez quoi !

Ceci dit, les catastrophes arrivent tout aussi bien à la maison ! Comme quand je tombe de cheval un dimanche de Pâques et que je me brise le bras en deux. La différence, c’est qu’en voyage le fait d’être loin de chez soi peut-être déstabilisant dans ces moments.

 

Certaines galères sont bénéfiques…

Voici deux exemples :

Passer une frontière et ne rien trouver de l’autre côté!

Les aventurières que nous sommes avions décidé de passer du Cambodge au Vietnam par une frontière peu connue. Si peu connue que les agents ne semblaient jamais avoir vu de blanches et croyaient que nos passeports étaient faux. De plus, une fois de l’autre côté, RIEN. Pas de bus, pas de taxi aucun moyen de transport et une route qui se perdait dans la forêt. Bien. Heureusement, après une bonne demi heure d’égarement, un vietnamien nous propose de nous déposer à un bus 1h plus loin gratuitement.

Ce sera le début d’une aventure : le bus en question ne s’arrêtait pas vraiment aux stations mais plutôt ralentissait et il fallait sauter dedans, nous nous sommes assises à l’avant devant le pare brise et avons cru que nous allions y passer, le conducteur hurlait et klaxonnait à foison, arrivées dans la gare routière immense, un autre vietnamien nous aide à sortir de la jungle, puis c’est une vietnamienne parlant français qui nous aidera à trouver notre auberge. Et on nous disait que les vietnamiens étaient odieux….

 

Partager une maison et une douche à 25 !

A Perth en Australie, nous avions besoin d’argent et vite. Nous arrivons dans une ferme pour cueillir des tomates cerises, payées au kilo et sous 42°C ! Nous partagions une maison avec 25 autres personnes, toutes travaillant dans les champs ou les usines. Et je ne sais pas ce qu’ils mettaient sur les tomates, mais nous rentrions tous couverts d’une couche de noir sur nos pieds et mains, vous imaginez l’état de la maison, et surtout de la douche UNIQUE ! Mais bon, nous y avons rencontré une gang géniale et avons partagé des soirées inoubliables !

 

Galères Voyage Cambodge

 

De façon générale, au final on garde un bon souvenir de tout ça. Vous vous souvenez de l’Auberge Espagnole ? J’adore ce film parce que quand on le regarde la première fois, on ne voit que le côté positif de l’aventure. Quand on le regarde après avoir voyagé, on reconnaît tous ces petits désagréments du quotidien auxquels on n’avait pas prêté attention. La recherche de logement, de travail, l’adaptation culturelle, les coups foireux. Mais comme dans le film, à la fin les galères se transforment en anecdotes et ajoutent du piquant à nos histoires.

 

***

Finalement, ces moments font partie intégrante de ce qui a fait qu’on a aimé ça et qu’on a grandi ! On en rigole une fois que c’est passé. Un voyage sans une once de misère n’est pas un voyage !

Et toi, as-tu des galères de voyage à raconter ?

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