Aux couleurs de l’été indien

Top départ de mon PVT Canada ! Le quoi ? Le PVT : c’est le Programme Vacances-Travail. Sous forme de permis ou de visa, il est issu d’un accord entre deux pays permettant à leurs citoyens de voyager ET de travailler légalement sur l’autre territoire pendant 1 an. Un concept tout simplement génial pour voyager sans se ruiner!

 

Je suis une fan de ce programme depuis que je l’ai fait en Australie en 2010, et il me tardait de retenter l’expérience. Et cette fois-ci, pourquoi pas de l’autre côté du globe, troquant un Noël sur la plage à 35°C pour un Noël sous la neige à -30°C ? Même pas peur, allons-y !!

Vieux port Montréal_PVT Canada

 Au vieux port de Montréal

 

Culture, couleurs et nature

Je dois avouer que bien que dans un autre pays, sur un autre continent, je n’ai pas été très dépaysée au départ, comparativement à mon premier voyage en Asie et en Australie il y a 3 ans. Déjà parce que je ne suis pas en vadrouille perpétuelle, mais aussi parce qu’ici tout le monde parle français et qu’il y a énormément de français. C’est sûr que le québecois, c’est différent, mais ça reste du français (si, si ! 🙂 ).

Et on y tient au français ici ! C’est une revendication depuis la “Révolution Tranquille” des années 60, qui s’est caractérisée – entre autres changements politiques et religieux non moins importants- par la montée du nationalisme québécois entraînant l’affirmation du français comme langue de communication officielle: aujourd’hui, il est obligatoire que tout soit écrit en français en priorité.

Malgré tout, je ne peux pas nier que les couleurs de l’été Indien m’ont vraiment enchantées. On ne m’a pas menti : c’est vraiment magnifique et on en prend plein les yeux !

Parc de la Mauricie 1

Parc de la Mauricie 2

Parc de la Mauricie 3

Parc de la Mauricie – Été Indien

 

Et si on parle français, la culture est clairement plus anglo-saxonne : un marché du travail plus flexible (avec ses avantages et ses inconvénients), un rapport aux autres plus ouvert (et où tout le monde se tutoie), un Halloween envahi par les citrouilles et une zombie-walk (marche des zombies) mémorable !

Halloween

Pumkin Carving (Sculpture de citrouille)

 

Feuilles d'érable

Feuilles d’érable

 

Pour le coup, j’ai vécu un automne comme jamais auparavant !

Mont Tremblant

 Mont Tremblant – Transition Automne / Hiver

 

Jaser (bavarder) en québecois !

Au départ, j’étais un peu sceptique sur l’obstination des québécois à ne pas faire d’anglicismes comme en France car ils utilisent quand même des mots anglais à tout bout de champ. Et puis pour être honnête, on a tellement l’habitude de se moquer des québécois, qu’en bons français on ne peut pas s’empêcher de taquiner !

Par exemple, si shopping devient magasinage, newsletter devient infolettre, parking devient stationnement, et un stop devient un arrêt, on va dire “c’est cute” (c’est mignon), “passer la mop” (passer la serpillère), “c’est chill” (c’est relax), “une joke” (une blague) et j’en passe! De quoi se sentir comme Jean-Claude Van Damme !

Ça se complique un peu quand on utilise un mot anglais à la française ou des traductions littérales, comme une place pour dire un endroit (“a place” en anglais, prononcé “plaïce”), un party (pour une fête/ soirée, mais qu’on va prononcer “parté”), une job (au feminin s’il vous plait!) ou bon matin pour bonjour (“good morning”), bienvenue pour dire “de rien” (“you’re welcome”…) et ça goute pour dire que ça à le goût de (“it tastes”) !!

Mais en plus de tout ça, il faut se faire au vocabulaire québécois et l’utilisation différente de certains mots. La blonde pour la petite amie, le chum pour le petit ami, l’achalandage pour le trafic, le chandail pour le t-shirt, une bibite pour un insecte (!). S’énerver pour s’exciter, chialer pour se plaindre, allo pour saluer, mais aussi écouter un film, ajouter un “tu” aux interrogations (tu veux-tu ? mais aussi vous voulez-tu ?, j’ai-tu ?, c’est-tu ? …), dire chez nous pour chez moi, de l’autre bord pour de l’autre côté, une chaudière correspond à notre sceau et notre chaudière (chauffe-eau) est un tank à eau chaude (tank de l’anglais : réservoir).

Et enfin il faut accepter de terminer ses phrases par “tsé” ou “là” et que notre petit déjeuner se dise déjeuner, notre déjeuner un dîner, et notre dîner un souper. Sans oublier les célèbres jurons Tabarnak, Ostie, Crisse et Câlice !

Mais bon, joke à part, on s’y fait, les québécois on les aime bien et on s’en vient à adopter leurs expressions! Et pour tout dire, pour une franco – anglaise comme moi (oui, je suis moit’ moit’), finalement c’est très bien ! Je peux franciser des tournures anglaises et ça passe nickel.

Donc Montréal, on l’adopte petit à petit, car c’est quand même une ville où il fait bon vivre, où il y a de la verdure, de l’espace, du beau temps et des gens friendly.

Mont Royal

Vue de Montréal – Mont Royal

 

De l’écologie à Montréal

Je rajouterai que j’apprécie aussi l’esprit “vert” de Montréal. De l’urbanisme vert, du compostage, des éco-quartiers, des marques de produits recyclés ou naturels (made in Québec qui plus-est), des produits en vrac et de la nature tout simplement. Petit bémol tout de même: le suremballage des produits alimentaires avec du plastiiiiique, mon Grand Ennemi.

De quoi alimenter mes prochains articles !

Vieux Port de Montréal

Vue de Montréal – Vieux port

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Et toi, as-tu déjà visité Montréal ?

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