La force d’être une femme

Dans un monde dominé par une pensée masculine, il est parfois difficile de s’y retrouver en tant que femme. Ces derniers temps, le thème de la dualité masculin – féminin fait beaucoup apparition dans ma vie, ainsi que la place de la femme et le mal-être que ressentent beaucoup d’entre nous. J’avais donc envie de partager quelques réflexions avec vous, sans pour autant parler de féminisme…

 

L’héritage culturel féminin

On a tous un côté masculin et un côté féminin, une dualité qui mène à l’équilibre si on l’accepte. Du côté de notre cerveau il a aussi un côté féminin, le cerveau droit, et un côté masculin, le cerveau gauche.

Le cerveau droit est rattaché à l’intuition, aux sentiments, aux symboles et aux risques, alors que le gauche est rattaché aux faits, à la logique, à la science et au rationnel.

Dans l’histoire on a assisté à un rejet et à la suppression de la tradition féminine, spirituelle et holistique (liée au cerveau droit) pour laisser place à une société patriarcale dominée par les hommes et une éducation fondée sur la logique du cerveau gauche. Il y a un déséquilibre dans la dualité féminin/masculin par un rejet de la partie féminine.

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On a ridiculisé les rituels anciens, les médecines traditionnelles et réduit notre écoute intuitive, notre instinct, notre connexion à la nature. Notre capacité à voir les choses d’un point de vue holistique s’est effacée, alors qu’elle permet une santé spirituelle et physique, autrement dit, équilibrée.

Les processus naturels du corps ne sont plus écoutés, les pensées et les émotions sont séparées du corps physique et la médecine occidentale divise le corps en compartiments dissociés, alors que les aspects physiques, émotionnels, spirituels et psychiques sont liés et ne peuvent se séparer. (Ceci dit, je suis d’accord pour dire que médecine allopathique et holistique se complètent bien, je ne rejette pas les progrès de la médecine actuelle de but en blanc).

Adam-and-Eve-in-Paradise Jan Brueghel le Jeune – Adam and Eve in Paradise

 

Ajoutons à cela notre héritage de la culpabilité religieuse, notre chère Eve étant la pécheresse qui est à la source des souffrances du monde. Sans parler de la pression sociale, selon laquelle la femme doit répondre à certains critères physiques et caractériels…

 

Déséquilibre et déconnexion

On pourrait croire que je diverge un peu de mon thème principal qui est de parler de la planète, mais en fait c’est tout le contraire. Rejeter la partie féminine a des implications sur le traitement des femmes (violences sexuelles, physiques, verbales ou muettes par les hommes ou les femmes entre elles), de la planète, de la spiritualité et sur l’équilibre de l’Être tout simplement.

Car cela s’applique aux hommes aussi, qui ont aussi leur côté féminin, comme nous les femmes avons un côté masculin. On s’est déconnecté de notre appartenance à un tout, de notre instinct et de la nature, et au final à nous-même.

On ne sait plus qui on est, on ne se rend plus compte que faire du mal à la planète revient à se faire du mal à soi-même, et on considère les autres êtres vivants comme inférieurs à nous, démunis de sensibilité, alors qu’au contraire, ils se connectent entre eux, communiquent et suivent leur intuition bien plus que nous !

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Se valoriser en tant que femme

Avec tout ça, pas étonnant qu’on ait parfois un peu de mal à se sentir bien dans sa peau, en tant que femme. Belle ou moche, grosse ou maigre, épilée ou pas, chauve ou chevelue, aucune n’est à l’abri de rejet, moqueries ou de violences quelles qu’elles soient.

Ce que j’ai réalisé ces derniers mois, c’est qu’il est important de se connaître, ses forces, ses faiblesses, ses peurs, ses doutes, ses qualités. De s’accepter telle qu’on est ou de faire les changements nécessaires pour se sentir bien dans sa peau et s’aimer. Valoriser la personne que l’on est et ce qu’on fait de notre vie.

Aimer son corps et ses imperfections, car il n’y a pas de modèle conforme, chacune d’entre nous à ses petits défauts et ses complexes, même la plus belle d’entre nous. Accepter et respecter son corps, apprendre à suivre ses cycles, prendre soin de son énergie sexuelle.

S’aimer tout simplement. Si on ne s’aime pas, comment peut-on espérer que quelqu’un d’autre nous aime ? Comment peut-on donner de l’amour de manière inconditionnelle sans attendre en retour, sans possessivité et jalousie ?

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Apprendre à se sentir complète et indépendante, c’est à dire ne pas avoir ce “besoin vital” de quelqu’un d’autre, de son approbation ou opinion pour se sentir bien (sans pour autant aller dans l’extrême inverse de n’avoir besoin de personne et de toujours vouloir faire tout toute seule 😉 ). La seule vérité nous appartient. Dans le cas contraire, chaque remarque, chaque critique et chaque rejet nous fait souffrir voire perdre une partie de nous-même.

Ne pas avoir peur d’être seule. Et justement si on s’aime, c’est plus simple de se retrouver seule que si on ne s’aime pas. Vous pourrez toujours compter sur vous-même !

Reconnaître son droit au bonheur, et l’accepter, car chacune d’entre nous le mérite. On a souvent peur de l’échec et du rejet, mais n’a-t-on pas aussi un peu peur de la réussite et de l’acceptation ?

 

Prendre soin de soi et des autres

J’insiste sur ces points car je vois trop souvent des femmes mal dans leur peau, qui ne s’acceptent pas et souffrent du regard des autres et cela me brise le cœur. Parce que je l’ai vécu aussi, même si je ne suis vraiment pas à plaindre et que je sais qu’il y a des personnes qui ont subit des souffrances plus lourdes et dont processus de guérison est plus difficile.

N’empêche. Chaque mal-être a son importance. Pour ma part, je me suis toujours considérée comme indépendante. Pourtant j’avais peur d’être seule, je courais partout de pays en pays pour vivre et ne pas avoir à affronter ma réalité. Que je n’avais pas une belle image de moi. Que je me jugeais beaucoup, que même si je suis jolie, j’ai souffert du regard des autres femmes, de leurs méchancetés. Que j’étais très dure avec moi-même, n’hésitant pas à m’infliger des violences verbales, et à une époque de ma vie, même physiques. Cela marque, jusqu’au jour où il faut se prendre en main. Je n’étais pas complète.

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Se traiter comme on traiterait sa meilleure amie, comme dirais ma sœur. Le premier regard que l’on doit changer est le sien. Quand une amie va mal, vous lui dites quoi ? T’es moche, tu sers à rien ? Non ? Alors pourquoi on le fait à soi-même ?

Cela commence par les mots, se dire de belles choses au jour le jour (même si au début on n’y croit pas), se regarder dans le miroir et se dire qu’on s’aime, noter ces petites choses gentilles que les gens nous disent (prêtons attention aux choses positives !), remarquer les trucs mignons que l’on aime chez soi, être indulgente envers soi-même (je vous invite à relire les codes du yoga qui m’ont aussi beaucoup aidé !). Et non se focaliser sur ce qui cloche. Petit à petit, les changements se font sentir.

 Extrait du film Angel-A

 

Mais aussi, se soutenir entre femmes. Par pitié, arrêtons de nous juger entre nous! Épaulons-nous. Me rapprocher de femmes, pour discuter, échanger et en apprendre plus sur notre corps et nos émotions m’a énormément aidé. Nous ne sommes pas en compétition, oublions les médias. Nous sommes des sœurs.

 

Féminisme ?

Je ne me considère pas particulièrement féministe et j’avoue que chacun en fait sa propre définition. Ce que je raconte n’est pas une idéologie homme contre femme, féminin contre masculin. Tout est dualité, tout est équilibre. Pour moi, il faut une élévation des deux sexes ensemble.

Aidons aussi les hommes à comprendre, à développer leur côté féminin, ne les coupons pas de nos expériences de femmes, enseignons-leur ces choses qui sont naturelles pour nous, laissons-les s’occuper des enfants, faisons-leur confiance aussi, et accompagnons-les pour qu’hommes et femmes puissent avancer ensemble et non l’un contre l’autre. Que les deux trouvent leur place.

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***

Je suis femme et j’en suis fière ! J’ai changé mon regard et je suis heureuse !

Et toi, comment vis-tu ton côté féminin ?

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