Et si je devenais flexitalienne?

Quéquesé ? Je vous avais déjà parlé de mon passage à un régime flexitarien, un terme inventé pour désigner quelqu’un qui mange essentiellement végétarien mais s’autorise l’occasionnel morceau de viande. Pas dur de comprendre ce qu’est donc flexitalien… Je ne sais pas si ce terme existe mais bon, comme on aime mettre un nom sur tout, pourquoi pas ? 🙂

 

Vous avez bien compris, je pense de plus en plus à pousser ma conscience alimentaire un peu plus loin. Il y a un peu plus de trois ans, je commençais à manger moins de viande, puis moins de poisson. Ensuite j’ai réfléchis du côté de la saison et du local, puis des déchets générés par ce que je mange (emballages et déchets organiques). Mon but est de trouver un équilibre santé/environnement qui me convienne. Donc je n’avais pas encore poussé les expériences jusqu’au bout.

 

Tout commence avec un régime Detox…

Yolanda, notre hôte à la Tortuga Azul (projet communautaire sur lequel on a travaillé un bon moment), nous a parlé d’un régime Detox qu’elle faisait plusieurs fois par an et qu’elle voulait faire après les fêtes.

La Detox proposée était de se passer de 5 types d’aliments pendant deux semaines :
Alcool, caféine, sucre, produits animaux (sauf le miel) et gluten.

Glups. Un grand challenge. Mais bon, j’aime les défis et cela faisait un moment que je pensais à réduire le gluten et le fromage de mon régime alimentaire. Surtout que je réalisais que j’avais accompli le grand exploit de 2 mois de végétarisme sans même avoir fait attention (applaudissements s’il vous plait !) !!! Donc je me suis lancée.

image

La vérité c’est que ce n’était pas facile. Même si je mangeais super sainement, je sentais la frustration du manque de fromage et de pain surtout. C’était ça le plus dur pour moi. En fait, le fait de savoir que je n’avais pas le droit et que je devais scruter les ingrédients de chaque plat m’ont pour ainsi dire, un peu gonflé.

Mais bon, j’ai bien tenu, hormis deux-trois petits écarts de circonstance (fêter la fin de ma formation de dive master par exemple !!). J’ai pu avoir un aperçu de ce qu’était un régime végétalien (non, on ne mange pas que des fruits et légumes, mais aussi des noix, légumineuses et céréales !) et cela m’a fait réfléchir… Et pas que moi !

 

L’avis de la petite sœur

Ma sœur a aussi fait la Detox, et je pense que c’était plus dur pour elle qui mange beaucoup plus de viande, de poisson et de sucre que moi. Donc avant de vous parler de ce que j’ai conclu de ce régime, j’ai voulu qu’elle partage avec nous son ressenti

image

 

Comment as tu vécu la Detox, qu’est ce qui a été le plus dur et qu’est-ce qui t’as manqué le plus ?

Les produits animaux !!! Sans aucune hésitation ! Je ne bois pas de café et j’avais déjà bien réduit l’alcool qui n’a de toute façon jamais été une habitude. Quant au gluten et au sucre ? Des fruits sont naturellement sucrés et j’ai également la chance d’être au Mexique, où je peux me procurer de bonnes noix de coco et des tortillas de mais, pour remplacer le pain.

Bien sûr, une pizza reste une pizza… Pas évident. Mais le plus dur a été de se passer de viande, poisson, fromage, œufs, yaourts. Mais il me reste quoi ?? Et bien pas mal de solutions grâce au riz et une multitude de recettes vegan faciles d’accès via Internet. Ça facilite les choses. Mais ça ne remplace pas l’envie de certains produits c’est sûr. Mais j’ai survécu, non ? 😉

 

Est-ce que tu as sentie une différence dans ton corps, dans ton humeur, entre pendant et après la detox ?

Et bien c’est surtout que je me sentais bien pendant toute la durée de la Detox. Mise à part les envies de produits animaux qui me tannaient, physiquement j’étais très bien, et mon humeur était bien meilleure. Je l’ai surtout remarqué quand j’ai arrêté la Detox. Je me suis jetée sur un plat de viande (et ai été très déçue du goût d’ailleurs en fin de compte), et j’ai fait un barbecue deux jours après. Verdict ? Un mal de ventre quasi instantané et beaucoup de fatigue pour digérer.

Les jours suivants, remangeant des pâtes et du pain, j’ai constaté la même sensation de lourdeur et de difficulté. Et de surcroit, je ne me sentais pas aussi bien mentalement non plus. (Certes on peut considérer bien d’autres facteurs, mais je pense réellement que celui-ci en est un non négligeable.)

image

 

Et maintenant, quelle suite souhaite-tu donner à cette expérience ?

Suite à ces constatations personnelles, et non pas seulement quelqu’un qui nous dit « ça c’est bon, ça c’est pas bon », cette expérience m’a vraiment donné envie de soigner mon alimentation. Quand on a senti que quelque chose est meilleur ou moins bon pour nous, cela aide considérablement à faire des choix. Après tout, qui ne veut pas se sentir bien ? Et cela m’a également préparé à regarder une vidéo sur le véganisme et regarder la forêt qui se cache derrière le morceau de viande ou le bout de fromage que l’on nous sert.

Il faut juste prendre conscience de tout ça et faire un choix : je cède à toutes mes envies, comme je l’ai toujours fait et comme la société me l’a plus ou moins appris ? Ou je tente de m’informer et me rééduquer à un mode d’alimentation meilleur pour moi (et pas que pour moi au final) ? Je choisis la seconde option, même si tout ne va pas se faire en un jour et qu’il y aura quelques craquages… Mais du moment que je sais que ce sont des exceptions et non plus mes habitudes, je pense que j’en profiterai plus et en sortirai largement gagnante.

 

Moi je crie Hallelujah ! Ma petite sœur qui ne voulait pas regarder ce genre de vidéo même si elle m’a toujours soutenu et qui ne pensait pas être capable de se passer de produits animaux commence à y venir, et je dois vous dire que j’en suis très fière !!

image

 

Mon bilan

 Maintenant que c’est terminé, je dois dire que j’ai aussi envie de continuer mes efforts. Tout d’abord par goût et pour la santé, car mon alimentation n’en est que plus variée. Et oui, en réduisant d’un côté on découvre bien plus de choses ailleurs et on se rend compte qu’on mangeait des trucs pas terribles avant.

Par exemple, je n’ai plus autant envie de fromage. Pour être honnête, le choix ici est assez restreint et à moins d’y mettre le prix, on se retrouve souvent à manger un truc qui fait un peu plastique et sans trop de goût finalement. Donc quitte à en manger autant prendre de la qualité.

Ensuite, par choix éthique. Je connaissais bien les enjeux liés aux œufs, et cela fait longtemps que je suis passé au bio (bien qu’ici j’ai fait quelques exceptions, mais c’est terminé tout ça : du bio ou rien !). Mais pour le fromage, quasi seul produit laitier que je mange, j’avoue très franchement que je ne voulais pas trop voir parce que c’est un peu un truc que j’adore !

En regardant la vidéo en question ci-dessous, qui explique très simplement ce qu’est le véganisme, j’ai décidé de faire un effort et voir jusqu’où je peux aller. Je vous conseille vivement de la regarder, j’en débattrai un peu plus dans un prochain article, car on est mis face à l’horreur dont ont est à l’origine.

 

La bonne nouvelle, c’est que maintenant que j’ai de nouveau le choix et que je ne me sens pas privée, et bien j’évite naturellement de manger tous ces trucs là ! Donc je voudrais essayer de devenir flexitalienne : un régime essentiellement végétalien en ajoutant quelques œufs bio, un peu de fromage de temps en temps (mais quelque chose de bon), arrêter les autres produits laitiers, et inclure rarement un peu de viande et de poisson « éthique » (d’ailleurs, ici il y a du poisson lion, qui doit être tué car c’est une espèce invasive qui menace l’écosystème marin, donc ça me suffit).
Ça va pas être facile – soyons réalistes, dire adieu à la fondue et autres plats de fromage fondu pour toujours, je ne suis pas encore prête !! Mais je tente le coup pour trouver un équilibre alimentaire – éthique qui me correspond.

 

***

Toujours un peu plus de conscience …
Et toi, as-tu déjà tenté un régime de ce genre ? Que penses-tu du végétalisme ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *