A la recherche des Dauphins en Bretagne avec Al-Lark

Lors de mon séjour à Saint Malo pour le salon des blogueurs de voyage, j’ai eu la chance d’embarquer pour une aventure qui me ressemble bien : partir à la découverte des dauphins dans la baie du Mont Saint Michel. Et pas avec n’importe qui, avec une association qui s’occupe du suivi de la population de cétacés de la baie, Al Lark.

 

Des dauphins en Bretagne ?

Et oui, qui l’eût cru ? Il y a toute une population de dauphins et de requins au large de Cancale, ville côtière célèbre pour ses huîtres.

D’ailleurs, les eaux de cette zone – d’une superficie 5 fois plus grande que Paris – abriterait une des plus grosses populations de dauphins en France. La Méditerranée peut se rhabiller ^^

Plus précisément, on peut y voir :

12 espèces de requins dont le requin pèlerin, espèce inoffensive pour l’homme et reconnaissable par sa taille et son énorme bouche.

4 espèces de dauphins dont le marsouin, le grand dauphin, le globicéphale (espèce malheureusement célèbre pour les massacres dont elle est victimes dans les îles Foroe) et le dauphin risso.

… sans oublier les phoques et les oiseaux qui habitent également dans le coin. Une fois même, un orque a été aperçu ! C’est pour dire qu’il y en a des rencontres à faire.

D’ailleurs, j’ai appris que les scientifiques avancent sur des moyens de communiquer avec les dauphins, ce qui nous permettrait d’en comprendre plus et peut-être de connaître leur avis sur la manière dont on traite les écosystèmes marins !

 

Sortie en mer

L’association Al-Lark – qui signifie “vers le large” en breton – a été créée en 2003. Elle est gérée par Gaël, guide nature, et Morgane, biologiste marine. Sa vocation est triple : démocratiser l’accès à la mer, protéger la biodiversité marine, et étudier les mammifères marins.

C’est avec Gaël que nous embraquons sur un petit zodiac et partons en mer pour aller à la rencontre des cétacés. En chemin, Gaël nous enseigne les règles de sécurité à bord avant de nous partager son savoir, et sa passion, sur l’étude des dauphins et requins de la région. Il ne manque pas de nous préciser que contrairement aux idées reçues, les requins ne sont pas si dangereux qu’on le pense (surtout en métropole, car si l’on va à la Réunion ou en Australie, c’est un peu différent – question d’espèces et de pratiques locales). Ironiquement, les grands dauphins peuvent être plus vicieux que ce que l’on s’imagine, car ils chassent les animaux concurrents, dont les marsouins. D’ailleurs, lorsque l’on voit l’une des photos phares de l’association (qui n’est pas retouchée !), il s’agit en fait d’un gros dauphin qui en pousse un autre !

Alors à mon grand désarroi, nous n’avons pas vu de dauphins ce matin là. Il paraît qu’on a 3 chances sur 4 d’en voir. Manque de bol, cette fois-ci n’a pas été fructueuse. Ceci dit, étant donné que nous étions en blogtrip avec une activité de vélo prévue dans l’après midi et un déjeuner réservé entre les deux, nous avions moins de temps que les sorties habituelles. Normalement, une sortie en mer se fait en 4 heures (parfois plus lorsque Gaël se laisse prendre par le temps face à la fascination de l’observation), et nous n’avions que la moitié du temps. Forcément, cela réduit les chances.

Lors d’une sortie, chaque participant prend position sur le banc d’observation afin de scruter l’horizon et de repérer les ailerons. Lorsque des dauphins sont identifiés, le bateau s’en approche en respectant évidemment un périmètre. Ensuite se sont les dauphins qui décident de s’approcher davantage du bateau, de vivre leur vie sans faire attention aux observateurs, ou bien de partir.

Ce qui est important pour l’association est de ne pas pousser la rencontre mais de laisser venir les mammifères. Je vous invite à regarder la vidéo d’une sortie fructueuse la vidéo d’une sortie fructueuse !

 

La passion de la vie marine

Donc même si je n’ai pas eut la chance d’observer des dauphins, c’était un réel plaisir de faire cette balade en mer et de faire la connaissance de Gaël, passionné et engagé dans la préservation marine.

C’était une superbe occasion d’en apprendre plus sur les cétacés, et vous savez que je les adore et que toute opportunité est bonne pour tenter de les rencontrer. J’étais déjà allée voir les baleines dans la baie de Tadoussac au Québec, les orques sur l’île de Vancouver et les requins baleines aux Philippines, et je ne me lasse jamais. La biodiversité marine me fascine et c’est toujours agréable de rencontrer des gens qui partagent cet engouement !

Bref, je vous recommande fortement de tenter l’expérience si vous projetez d’aller près de Saint-Malo. Il n’est pas toujours nécessaire d’aller l’autre bout du monde pour vivre des expériences inoubliables, telle que partir à la rencontre des dauphins. Et puis plutôt que d’aller voir des animaux enfermés dans un aquarium, tentez votre chance pour voir les animaux dans le milieu naturel !

Côté pratique, une sortie en mer coûte 55 euros et vous donne la possibilité de revenir autant de fois que vous voulez dans l’année. A chaque nouvelle sortie, il faudra simplement participer aux frais de carburant du bateau.

La saison d’observation débute en mars et s’étend jusqu’en novembre.

Encore un grand merci à Gaël, de Al Lark, et Virginie, de l’Office de tourisme de Saint Malo, pour cette belle activité !

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Et toi, tu savais qu’on pouvait voir des dauphins en Bretagne ?

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